En quelques heures, le 19 avril, un incendie a ravagé 90 % des habitations de Kampung Bahagia, village situé sur la côte est de l’État de Sabah (Malaisie orientale), sur l’île de Bornéo. Au lendemain du désastre, The Sun publie sur sa une image aérienne témoignant de l’ampleur de la destruction.
Plus de 1 000 maisons sur pilotis ont disparu, laissant plus de 9 000 personnes sans abri, dans ce qui serait le pire incendie jamais enregistré dans la région. Les causes du sinistre n’étaient pas connues dans l’immédiat.
“L’incendie, qui s’est déclaré vers 1 h 30 du matin, s’est rapidement propagé parmi les maisons en bois très proches les unes des autres, attisé par des vents violents”, détaille le quotidien malaisien. “Les voies d’accès étroites ont encore entravé les efforts de lutte contre l’incendie, retardant l’arrivée des équipes au cœur du sinistre.”
Village de réfugiés philippins
Ce village est constitué de maisons et de rues sur pilotis installées sur le rivage, mais “la marée basse a également rendu difficile l’accès à une source d’eau.” Aucune victime n’a été signalée aux autorités.
Le chef du village, Sharif Hashim Sharif Titing, se souvient d’incidents similaires bien que de moindre envergure survenus en 1994 et 2001, note aussi le journal.
Kampung Bahagia a été créé avec le soutien de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) afin d’accueillir des réfugiés philippins venus de Mindanao dans les années 1970. Ils fuyaient le conflit entre les forces armées philippines et les membres des groupes armés demandant une plus grande autonomie pour cette île à majorité musulmane.
Si une partie d’entre eux a pu obtenir des papiers leur permettant de travailler, la situation socio-économique des habitants demeure très précaire, et l’incendie accentue encore la fragilité de cette communauté. Des hébergements temporaires ont été proposés aux victimes du sinistre, et l’État de Sabah envisage de développer la localité de manière plus pérenne et sûre.
Source:
www.courrierinternational.com




