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Il dégageait une forte odeur de cannabis : chez lui, les policiers découvrent 7 kg de drogue

« On n’est pas sur une petite quantité », a souligné la procureure, Manuelle Vertot. Un homme de 58 ans a été condamné ce lundi 20 avril à 10 mois de prison avec sursis, par le tribunal correctionnel de Pontoise (Val-d’Oise). Il a été reconnu coupable de détention de drogue. Les policiers avaient trouvé sur lui et à son domicile 7,38 kg de cannabis.

Les faits remontent au jeudi précédent, lors d’une patrouille de police à Argenteuil (Val-d’Oise), dans la cité Joliot-Curie. Les fonctionnaires passent à côté d’Abdelkader L. et remarquent qu’il dégage une forte odeur de cannabis. Ils le suivent jusqu’à son hall d’immeuble où ils décident de le soumettre à une fouille corporelle.

« Ils m’ont envoyé des petits de 17 ou 18 ans »

Ils découvrent sur lui deux pochons s’apparentant à de la résine de cannabis, ce qui a été confirmé par les expertises de stupéfiants. La perquisition à son domicile permet de découvrir une quantité bien plus importante. Il lui est reproché d’être en possession de 5,62 kg de résine et 1,76 kg d’herbe, le tout estimé à plus de 70 000 euros à la revente.

« Pourquoi aviez-vous plus de 7 kg de cannabis à votre domicile », interroge la présidente, Hélène Tortel. Abdelkader explique, regard baissé, que plusieurs dealers de la cité l’auraient intimidé.

« Ils m’ont envoyé des petits de 17 ou 18 ans plus balèzes que moi », justifie-t-il. Il aurait cédé une première fois. « La deuxième fois, j’ai accepté pour 200 euros », confesse-t-il. Il raconte comment les dealer en possession de sa clé s’invite chez lui le soir pour découper et conditionner le produit.

La nourrice parfaite pour les dealers ?

La procureure a requis à son encontre un an d’emprisonnement au regard de la quantité de drogue. « Clairement, en faisant ça, on est complice d’un trafic de stupéfiants », pointe-t-elle. Elle évoque son casier judiciaire : trois mentions (délit routier, menaces, violences).

Me Amelle Djedi, avocate en défense, souligne que son client n’a jamais été condamné pour une infraction liée à des stupéfiants. « Dans la cité, il est connu pour fumer des joints et aller prendre des bières à l’Intermarché », souligne-t-elle.

De quoi devenir, selon elle, la cible idéale de trafiquants à la recherche d’une « nourrice » pour garder leur produit. Elle plaide pour une peine qui lui permette de recevoir des soins pour ses addictions. Son client a en revanche obtenu une relaxe pour le refus de communiquer le code de son téléphone. « On ne vous a pas expliqué que c’était une infraction », a reconnu la présidente.


Source:

www.leparisien.fr

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