« Il fallait faire mieux… ». Entretiens avec Stefan Müller-Doohm et Roman Yos (« Es musste etwas besser werden… »), de Jürgen Habermas, Gallimard, « NRF Essais », 220 p., 21 €, numérique 15 €.
La disparition, le 14 mars, du philosophe allemand Jürgen Habermas (1929-2026), l’un des plus grands esprits de l’Europe d’après 1945, a laissé à beaucoup l’impression que le rideau était désormais tiré sur une période où l’urgence était à la reconstruction de l’homme et de la démocratie. Auteur d’une œuvre considérable, intellectuel public, sociologue de l’« espace public » et théoricien de l’éthique de la discussion, acteur engagé dans le débat démocratique depuis les années 1950, Habermas ne pouvait s’effacer sans nous laisser pour legs le bilan d’une existence qui aura traversé des décennies d’histoire de la pensée.
D’où l’importance de ce dernier livre d’entretiens, « Il fallait faire mieux… », reproduisant des conversations tenues par Habermas, en 2021 et 2022, avec deux des meilleurs connaisseurs allemands de ce parcours exceptionnel : Stefan-Müller Doohm (Jürgen Habermas. Une biographie, Gallimard, 2018) et Roman Yos, auteur de Der junge Habermas (« le jeune Habermas », 2019, non traduit).
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Source:
www.lemonde.fr




