Pour The Athletic, c’est ni plus ni moins “l’un des changements les plus marquants de l’histoire de l’univers des objets de collection”. Jeudi 7 mai, la Fifa (Fédération internationale de football), organisatrice de la Coupe du monde, a annoncé un nouveau partenariat. À savoir “un accord de licence exclusif à long terme qui permettra à Topps – filiale de Fanatics – de produire des cartes de football, des autocollants et des jeux de cartes à collectionner pour la Coupe du monde et d’autres événements de la FIFA à partir de 2031”, précise le média appartenant au New York Times. Par conséquent, cela veut dire que les albums d’un des plus grands événements sportifs planétaires ne seront plus produits par l’entreprise italienne Panini, mettant fin à un partenariat historique en vigueur depuis 1970.
Véritable madeleine de Proust pour des générations entières qui ont grandi en s’échangeant des autocollants dans le vain espoir de compléter leur collection, les albums Panini sont devenus au fil du temps des objets de culte pour certains. La preuve, note The Guardian, “un album complet de 1970 s’est vendu à plus de 10 000 livres sterling [11 570 euros] en 2017”.
L’album pour la Coupe du monde 2030, qui se déroulera en Espagne, au Maroc et au Portugal, sera donc le dernier Panini relatif à la reine des compétitions de football, mais avant cet ultime opus qui risque de devenir rapidement une pièce de collection, l’entreprise transalpine a d’ores et déjà décidé de sortir le grand jeu pour l’édition relative à la Coupe du monde 2026 de cet été.
L’album en question a été présenté le 29 avril, et, comme l’explique le Corriere della Sera, “il sera le plus grand de l’histoire”. Logique, note le média milanais, puisque cette fois-ci il faudra trouver les joueurs de 48 équipes nationales et non de 32 comme lors de la dernière édition au Qatar. Ainsi, résume le quotidien italien, “l’album sera composé de pas moins de 112 pages avec 980 espaces destinés à être remplis par les vignettes des joueurs des entraîneurs des écussons, etc…Par rapport à la Coupe du monde au Qatar, il y a 342 vignettes supplémentaires.”
Doublons et marchés parallèles
Gigantesque, l’album en question sera aussi “le plus cher à remplir pour les passionnés qui voudront tenter de le compléter”, prévient le Corriere della Sera, puisque selon un rapide calcul relatif au coût des stickers en Italie, “il faudra au moins débourser 215 euros” pour tout remplir. Et ce à condition de ne trouver aucun “doublon” dans les sachets, ce qui est “statistiquement impossible”, tranche le quotidien transalpin.
Les plus intrépides se tourneront donc vers les “marchés parallèles” où les précieuses vignettes s’échangent et s’achètent à des sommes souvent bien plus élevées. Cher, mais réaliser un rêve d’enfant, surtout lorsqu’il s’agit de l’(avant-) dernière occasion de le faire, cela n’a pas de prix.
Source:
www.courrierinternational.com




