L’inverse eut été étonnant. Comme toutes les autres professions du monde — ou presque — les députés et leurs collaborateurs utilisent l’IA au travail. Plus de huit sur dix y auraient recours, chiffre un récent rapport écrit par les députés Denis Masséglia (Ensemble, Maine-et-Loire) et Nicolas Bonnet (EELV, Puy-de-Dôme), s’appuyant sur plus de 400 réponses. Dont la moitié chaque jour, pour de la reformulation d’e-mails, de la synthèse documentaire ou de la recherche sur Internet, à l’aide des biens connus ChatGPT ou Claude. Un panel suffisamment solide pour évoquer les attentes, craintes et espoirs de l’Assemblée nationale envers l’IA. Le député Masséglia, gamer invétéré et très au fait des sujets technologiques, débat lui-même de fiscalité avec un chatbot pour « sortir de ses propres biais ». Et craint dans le même temps qu’un député, un jour, puisse littéralement bloquer l’institution à l’aide de quelques prompts. Entretien.
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