Lancé en 2016, le dispositif « bouger pour se soigner » permet aux médecins de prescrire de l’activité physique comme il prescrirait un médicament. Le public cible est celui des personnes atteintes de malades chroniques, par exemple de diabète, d’un cancer, d’une maladie cardiaque ou souffrant d’obésité, chez qui la pratique d’un sport est essentiel.
Étape 1 – Se rendre chez un professionnel de santé habilité
Pour bénéficier du sport sur ordonnance, le patient peut se rendre chez trois types de professionnels de santé : le médecin traitant, un spécialiste, ou un infirmer en pratique avancé, ce dernier étant habilité depuis peu.
Étape 2 – Réaliser l’examen qui établira l’éligibilité du patient
Le médecin va examiner le patient et vérifier son éligibilité selon trois critères : être en Affection de Longue Durée (ALD), avoir une pathologie chronique ou être en perte d’autonomie.
Étape 3 – Le médecin délivre l’ordonnance et ses modalités
S’il est éligible, le patient recoit son ordonnance d’activité physique adaptée (APA) qui précise le type d’activité (vélo, marche, natation…), la durée, la fréquence, l’intensité, etc.
Où pratiquer le sport sur ordonnance ?
Lorsqu’il bénéficie de son ordonnance, le patient ne doit pas se rendre dans une salle de sport classique. En effet, il peut par exemple aller dans une Maison sport santé (il y en a plus de 550 en France), qui est vraiment la structure clef de ce dispositif. Sinon, il pourra se rendre auprès d’un enseignant en activité physique adapté (EAPA), d’un kinésithérapeute ou d’un ergothérapeute. À l’aide du professionnel, le patient va établir un programme, un rythme, et donc des séances qui sont très encadrées. La première prescription dure trois mois mais elle peut être renouvelée.
Pas de remboursement par la Sécurité sociale
Si le sport sur ordonnance semble être un dispositif particulièrement utile, il possède un inconvénient majeur : son coût. En effet, il n’est malheureusement pas remboursé par la Sécurité sociale, les séances sont donc à la charge du patient. Selon les estimations, il s’agirait d’un coût allant de 10 à 60 euros par séance, en fonction de la zone géographique et des séances qui sont individuelles ou en groupe. Des financements peuvent être proposés par certaines agences régionales de santé (ARS), des collectivités locales ou des complémentaires santé pour diminuer la facture.
L’autre limite concerne le lieu de résidence du patient. En effet, selon l’endroit où il habite, l’accès aux structures adaptées n’est pas le même. Ainsi, au-delà du prix, le plus dur reste parfois de trouver où et comment pratiquer ce sport sur ordonnance.
Source:
www.allodocteurs.fr




