L’île de Ré et ses pistes cyclables semblent perdre de leur
superbe face à la concurrence sauvage de la Méditerranée.
Aujourd’hui, les célébrités en quête de discrétion absolue
délaissent l’Atlantique pour poser leurs valises dans un joyau
caché de
l’Île de Beauté : le village de Canari. Située sur la côte
occidentale du Cap Corse, suspendue entre mer et montagne à environ
une quarantaine de kilomètres au nord de Bastia, cette commune
confidentielle offre une alternative radicale au tourisme de masse.
C’est ici, loin des regards indiscrets et du tumulte médiatique
parisien, que se dessine le nouveau refuge des amoureux de la
nature brute et authentique.
Un décor minéral
Ce village secret ne ressemble en rien aux
stations balnéaires standardisées. Canari est un belvédère de
pierre, agrippé à la falaise, où les maisons traditionnelles aux
toits de lauze dominent un panorama bleu azur à couper le souffle.
Le village se distingue par son clocher orange vif et son église
Saint-François, mais aussi par ses anciennes carrières d’amiante
qui confèrent au paysage une atmosphère presque lunaire et
mystique. Entre ses ruelles étroites et sa place centrale ombragée,
le bourg respire la Corse éternelle. C’est un décor minéral,
parfois austère mais profondément poétique, qui séduit par son
calme olympien.
Pourquoi un tel engouement ? Parce que
Canari est un véritable havre de paix qui permet de déconnecter
totalement du reste du monde. Les journées y sont rythmées par le
bruit du vent, les randonnées sur les sentiers de crête et les
couchers de soleil flamboyants sur le golfe de Saint-Florent. La
beauté des lieux réside dans cette nature indomptée, une minéralité
et une âpreté qui saisissent les voyageurs. Ce littoral préservé,
épargné par le bétonnage, offre un luxe devenu rare : le silence et
l’immensité. Un cadre parfait pour se ressourcer, loin des
projecteurs et de l’effervescence des grandes villes.
Le point de chute
estival de Léa Salamé et Raphaël Glucksmann
Parmi les habitués de ce paradis caché, la
journaliste Léa Salamé et son compagnon Raphaël Glucksmann y ont
trouvé leur point de chute idéal.
Le couple y possède une maison, belle mais simple, nichée au
cœur du village. C’est Raphaël Glucksmann qui a fait découvrir
cette région à la journaliste, lui lançant un jour : « Il faut
que je t’emmène voir mon paradis ». Pour Léa Salamé, le choc a
été immédiat face à ce qu’elle qualifie d’endroit « le plus
sublime et le mieux conservé de la Méditerranée ». Chaque été,
le couple s’y réfugie pour savourer des instants suspendus,
notamment sur la route de Marinca.
Pour rejoindre ce paradis reculé,
l’aventure commence dès le trajet. L’option la plus simple consiste
à prendre un avion ou un ferry jusqu’à Bastia. Depuis le port ou
l’aéroport de Poretta, il vous faudra louer une voiture et
emprunter la fameuse route côtière du Cap Corse (la D80). Le trajet
d’environ une heure est une expérience en soi : une succession de
virages serrés à flanc de montagne, offrant des points de vue
spectaculaires sur la mer. C’est le prix à payer pour atteindre ce
nid d’aigle, mais le voyage en vaut la peine, car l’arrivée à
Canari agit comme une récompense immédiate pour l’esprit.
Source:
www.grazia.fr






