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VIDEO. Un poisson qui nage à reculons intrigue les chercheurs au Groenland

Le spectacle son et lumière vaut le détour : un poisson qui nage à reculons, des sons de narval omniprésents et une multitude de petits organismes. L’étude publiée début mai 2026 dans PLOS One, fondée sur des observations réalisées en août 2025, constitue une base précieuse pour de futures recherches sur la biodiversité de cette région encore très peu connue.

478 organismes ont été recensés

Parmi les observations les plus intrigantes, faites à 261 mètres de profondeur, figure celle d’un liparidae, un poisson typique des grands fonds. Sur les images, il semble évoluer à reculons. Un comportement qui peut surprendre, même si certains poissons en sont bien capables. En l’occurrence, les chercheurs avancent toutefois une explication plus simple : l’animal dériverait en partie avec les courants, donnant l’illusion d’un déplacement inversé.

L’environnement sonore apporte lui aussi son lot d’enseignements. Les enregistrements révèlent une présence fréquente de narvals, bien que ces cétacés n’apparaissent presque jamais à l’image.

Au total, 478 organismes ont été recensés. La majorité d’entre eux sont de petite taille et appartiennent à quelques groupes dominants. Les amphipodes représentent à eux seuls près de la moitié des observations. Ces petits crustacés jouent un rôle essentiel de charognards dans les écosystèmes marins. Les copépodes, qui forment la base du plancton, comptent pour environ 26% des individus observés.

S’y ajoutent des hydrozoaires, souvent apparentés aux méduses, ainsi que des chaetognathes, des vers prédateurs du plancton. Les autres observations incluent des poissons et divers organismes non identifiés.

Ces espèces évoluent dans une zone particulière, appelée hyperbenthos, située juste au-dessus du fond marin. Cette fine couche d’eau concentre une biomasse importante et joue un rôle clé dans les chaînes alimentaires, notamment pour de nombreux poissons et crustacés.

Un dispositif léger et facile à déployer

Les fjords glaciaires de l’Arctique sont considérés comme de hauts lieux de biodiversité ; ils demeurent encore méconnus en raison de la difficulté d’accès et de l’isolement. Ces premières observations directes offrent ainsi un aperçu précieux de la faune présente.

Au-delà des résultats biologiques, l’étude met en avant un dispositif plus léger (15 kg) et plus facile à déployer que les techniques traditionnelles. Cet équipement pourrait permettre de multiplier les observations dans des régions encore largement inexplorées.


Source:

www.sciencesetavenir.fr

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