Une fête illégale de plus. La préfecture du Var a annoncé dimanche le déploiement d’un dispositif de gendarmerie pour mettre fin à une « free party » rassemblant 150 personnes sur la commune de Trigance, située dans le parc naturel du Verdon.
Cette opération survient alors qu’une « free party » géante rassemblant plusieurs milliers de personnes est en cours depuis trois jours dans le département du Cher.
« Dans la nuit du samedi au dimanche 3 mai, un rassemblement musical illégal a été détecté sur la commune de Trigance. 150 personnes avec une cinquantaine de véhicules étaient présentes », indique dans un communiqué le préfet du Var, qui rappelle avoir interdit par arrêté « tout rassemblement festif à caractère musical non déclaré sur l’ensemble du département ».
Des dizaines de verbalisations
« Le son a été coupé à midi » et « 59 verbalisations ont déjà été dressées », principalement pour défaut de stationnement et circulation, et « une personne a été placée en garde à vue pour trafic de stupéfiants », ajoute le communiqué. Au total, 25 gendarmes ont été mobilisés, a précisé la préfecture.
C’est la troisième fois en un mois que la préfecture du Var annonce une opération pour faire cesser une « free party ». Le 13 avril, sur la commune de Baudinard-sur-Verdon, où une centaine de personnes étaient rassemblées, les gendarmes avaient procédé à 64 verbalisations et une interpellation pour outrage. Le 26 avril, dans le secteur de Ginasservis, plus de 50 gendarmes du Var et des Bouches-du-Rhône, selon la préfecture, avaient mis fin à un rassemblement de 150 personnes. 57 verbalisations avaient été dressées, notamment pour violation de l’arrêté d’interdiction mais aussi usage de stupéfiants.
Organisées en France depuis les années 1990, les « free parties » (fêtes libres) se déroulent le plus souvent dans des champs ou des lieux abandonnés. Si nombre d’entre elles se déroulent sans incident, des nuisances (sonores, terrains dégradés…) et dérapages (excès de drogues) sont reprochés à ces fêtes, qui mobilisent aussi secours et forces de l’ordre.
Début avril, l’Assemblée nationale a adopté un arsenal juridique renforcé pour les sanctionner, prévoyant jusqu’à six ans de prison30 000 eurosuros d’amende pour les organisateurs d’une free party, non déclarée ou interdite. Le texte doit encore être voté au Sénat.
Source:
www.leparisien.fr




