La Prompt API, définie dans un document de travail du W3C, permet aux pages web d’interroger un modèle de langage directement depuis le navigateur, sans passer par un serveur distant. Forcément, dans Chrome, ce modèle est Gemini Nano de Google. Il s’installe en local : le fichier pèse environ 4,27 Go, mais Google recommande de disposer de 22 Go d’espace libre. Les développeurs web y accèdent via une interface JavaScript pour envoyer des instructions en langage naturel et récupérer des réponses.
Pour Google, cette solution présente plusieurs avantages, avec un traitement plus rapide, la possibilité d’utiliser le modèle hors connexion, et pas de frais d’API cloud. Reste que les développeurs disposent déjà de plusieurs outils pour interroger des modèles locaux, via WebGPU, WASM ou des frameworks JavaScript. Pour Mozilla, il n’y a aucune raison de standardiser une API dont l’implémentation de référence est celle de Google.
Car pour utiliser cette API, les développeurs doivent accepter la « Generative AI Prohibited Uses Policy » de Google. Ce document dépasse la simple conformité légale : il interdit par exemple la génération de contenus jugés « perturbants », une notion floue définie uniquement par Google. Pour Jake Archibald, responsable des relations avec les développeurs chez Mozilla, intégrer les conditions d’utilisation d’un éditeur privé dans une API web ouverte revient à renoncer à la neutralité de la plateforme.
Source:
www.clubic.com




