Voilà près de trois décennies que l’État de Rio de Janeiro est “englué” dans une “succession ininterrompue” de gouverneurs mêlés à une “myriade” de scandales de corruption, de blanchiment d’argent et de liens avec des organisations criminelles, déplore le quotidien Folha de São Paulo dans un éditorial intitulé “Rio à la dérive”.
Le dernier épisode en date de cette “spirale vertigineuse d’instabilité” institutionnelle “porte le nom” de Cláudio Castro, membre du Parti libéral (PL), la formation de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro.
Gouverneur par intérim à partir de 2020 suite à la suspension puis la destitution de son prédécesseur, avant d’être confirmé à ce poste aux élections de 2022, il a choisi de démissionner le 23 mars, à la veille de son procès devant le Tribunal supérieur électoral (TSE). Au cœur de l’affaire : l’utilisation de fonds publics régionaux pour recruter des militants chargés de soutenir sa campagne électorale et celle d’alliés politiques.
Cette démission stratégique, une “manœuvre” visant à lui éviter une destitution et à préserver ses chances de briguer un siège au Sénat lors des élections générales d’octobre, n’a toutefois pas porté ses fruits : le TSE l’a finalement déclaré inéligible jusqu’en 2030.
“Décomposition politique”
La crise actuelle n
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