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Détroit d’Ormuz, Liban : le point sur la situation au Moyen-Orient ce mercredi 6 mai

Téhéran a-t-il accueilli favorablement le dernier revirement en date de Donald Trump ? Mardi 5 mai, un jour seulement après avoir lancé une opération d’escorte des navires dans le détroit d’Ormuz, le président américain a déclaré qu’il suspendait celle-ci. La décision pourrait indiquer une forme d’ouverture diplomatique vis-à-vis des dirigeants de la République islamique, qui avaient réagi à l’initiative du président américain en menaçant de frapper tout navire essayant de se frayer un passage dans ce détroit maritime stratégique. Désormais, à la suite du revirement de Trump, la marine du corps des Gardiens de la révolution islamique a déclaré que, “une fois les menaces émanant de l’agresseur neutralisées et les nouveaux protocoles mis en place, la sécurité et la stabilité du passage dans le détroit d’Ormuz seront garanties”, rapporte le quotidien britannique The Guardian dans son direct. Voilà qui pourrait être lu comme une forme d’ouverture discrète de la part de Téhéran, au moment où certains experts estiment que l’impasse diplomatique avec Washington pourrait peut-être être dépassée.

Le scoop, comme souvent depuis le début de ce conflit, est l’œuvre du média américain Axios, qui, comme d’habitude, cite des sources anonymes. “Les États-Unis et l’Iran sont sur le point de conclure un mémorandum d’une page pour mettre fin à la guerre”, annonce le site établi à Arlington ce mercredi 6 mai. Selon les personnes qui informent le journaliste du média d’outre-Atlantique, “rien n’a encore été convenu, mais les parties n’avaient jamais été aussi proches d’un accord depuis le début de la guerre”. “Entre autres dispositions, poursuit Axios, l’accord prévoirait que l’Iran s’engage à instaurer un moratoire sur l’enrichissement d’uranium, que les États-Unis acceptent de lever leurs sanctions et de débloquer des milliards de dollars de fonds iraniens gelés, et que les deux parties lèvent les restrictions relatives au transit dans le détroit d’Ormuz.”

Problème, les révélations du site d’information américain ont été accueillies avec dédain par l’Iran, Ebrahim Rezaei, porte-parole de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, ayant évoqué une “liste de souhaits américains [et] non une réalité”. Quant à Donald Trump, comme souvent, il a confié sa pensée sur les avancées diplomatiques à sa plateforme Truth Social, en se fendant du message suivant, relayé par le quotidien romain La Repubblica. “Si l’Iran accepte de donner ce qui a été convenu, ce qui est peut-être une supposition importante, la déjà légendaire opération Fureur épique sera terminée. S’ils n’acceptent pas, les bombardements commenceront, et ce sera, malheureusement, à un niveau et avec une intensité bien plus forte qu’avant.”

“Un porte-conteneurs français [de la CMA-CGM] a été touché dans le détroit d’Ormuz, blessant plusieurs membres de l’équipage”, annonce ce mercredi 6 mai le site d’information établi à Bruxelles Politico. L’attaque est survenue mardi, soit au moment où le projet Liberté de Donald Trump, qui consistait à escorter les navires dans le détroit, était encore d’actualité. Plus loin, le média anglophone relaie les mots de la porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, qui a déclaré que “les attaques qui ont visé un navire de la CMA-CGM montrent clairement que la situation reste dangereuse”, et ce même si “le navire ne battait pas pavillon français” et que “la France n’était donc en aucun cas visée”.

Le porte-avions français Charles de Gaulle a traversé le détroit de Suez ce mercredi 6 mai et se rapproche désormais du détroit d’Ormuz. “Il fait actuellement route vers le sud de la mer Rouge et escortera à terme des navires marchands dans le détroit d’Ormuz dans le cadre d’une mission menée par la France et le Royaume-Uni, dès que les conditions le permettront, a indiqué le ministère de la Défense français”, rapporte The Wall Street Journal. Le média économique rappelle ensuite la position d’Emmanuel Macron sur le sujet, lequel a refusé de participer au projet Liberté de Donald Trump, mais s’est engagé à participer à la sécurisation du détroit une fois que les hostilités entre Téhéran et Washington auront cessé.

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d’un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, a indiqué une source proche de la formation pro-iranienne à l’AFP. Le Premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a affirmé que l’armée avait frappé à Beyrouth “le commandant de la force Al-Radwan”, l’unité d’élite du Hezbollah, “dans le but de le neutraliser”, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

“En parallèle de la frappe sur la banlieue sud de Beyrouth, les bombardements se poursuivent au Liban-Sud”, rapporte L’Orient-Le Jour.


Source:

www.courrierinternational.com

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