Les travailleurs dits «grands rouleurs» pourront bientôt solliciter le coup de pouce promis par l’exécutif, destiné à alléger leur facture de carburant. Le gouvernement a annoncé que les demandes seront ouvertes à partir du 27 mai sur le site officiel impots.gouv.fr, selon un communiqué du ministère de l’Action et des Comptes publics publié ce dimanche 3 mai, rapporte Ici. Cette indemnité, fixée à 50 euros, vise à compenser la hausse des prix à la pompe dans un contexte de tensions sur les marchés de l’énergie, liées à la guerre au Moyen-Orient et au blocage du détroit d’Ormuz.
Elle correspond en moyenne à environ 20 centimes d’euro par litre sur une période de trois mois. «Près de trois millions de travailleurs modestes utilisant un véhicule personnel à des fins professionnelles» sont concernés, indique le communiqué. Alors, qui peut bénéficier de cette aide ? Elle s’adresse aux personnes percevant des revenus d’activité, sous condition de ressources. Le revenu fiscal de référence par part pour 2024 doit être inférieur ou égal à 16 880 euros.
Un formulaire disponible pendant deux mois
Cela correspond à environ 1 508 euros nets mensuels pour une personne seule ; 3 771 euros pour un couple avec un enfant ; 4 525 euros pour un couple avec deux enfants. Autre condition essentielle : utiliser son véhicule personnel pour des déplacements professionnels réguliers, soit «au moins 15 km par trajet domicile-travail ou 8 000 km par an» dans le cadre de son activité professionnelle.
A partir du 27 mai, un formulaire en ligne sera accessible dans l’espace personnel du site des impôts pendant une durée de deux mois. Les demandeurs devront renseigner leur état civil, leur numéro fiscal, le numéro d’immatriculation de leur véhicule ainsi que le numéro de leur carte grise. Ils devront également certifier remplir les conditions liées à l’usage professionnel du véhicule. Si la demande est validée, l’aide sera versée directement sur le compte bancaire du bénéficiaire enregistré auprès de l’administration fiscale, dans un délai d’environ 10 jours.
Source:
www.capital.fr




