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À Bucarest, le Parlement renverse le gouvernement : “les Roumains encaissent”

À la suite d’une motion de censure votée presque à l’unanimité – 281 voix pour sur 288 présents –, le gouvernement de la coalition PNL (libéraux), PSD (gauche), USR (centre droit) et UDMR (minorité hongroise) vient de tomber à Bucarest. “Un passage d’à peine onze mois dans l’histoire d’un pays qui voit tomber ainsi un gouvernement pour la septième fois depuis la chute du communisme”, commente le quotidien Libertatea.

Après les déboires des élections de 2025 – montée du parti d’extrême droite AUR, annulation de la présidentielle –, Ilie Bolojan, le Premier ministre sacrifié, avait été nommé pour sortir de la crise un pays en pleine dégringolade, en proie au déficit public et à l’endettement.

Roumanie, Bucarest. COURRIER INTERNATIONAL.

“Quel que soit l’angle sous lequel on considère l’événement, commente le site Hotnews, on ne peut pas ne pas remarquer que la gauche est restée au pouvoir et a voté toutes les mesures du gouvernement Bolojan, puis est venue le dénoncer au Parlement le 5 mai.” Quelques jours plus tôt, la gauche avait décidé de retirer tous ses ministres du gouvernement.

“Crise après crise”

Pour le site Politico, à Bruxelles, la chute du gouvernement souligne aussi l’alliance pour le moins contre-nature entre le PSD et le mouvement d’extrême droite AUR de George Simion, perdant lors de l’élection présidentielle de 2025, qui a lancé la motion de censure. Le média souligne l’embarras de la gauche européenne face à ce rapprochement, notant que Simion est “largement considéré comme l’architecte” de la chute de l’exécutif, une opération dont son camp pourrait sortir renforcé.

Pendant ce temps, la population encaisse, “crise après crise”, déplore Hotnews. Selon Libertatea, le président, Nicusor Dan, qui a adopté une position de médiateur, va devoir orchestrer des consultations avec les partis afin de désigner un nouveau Premier ministre et un nouveau gouvernement. À défaut de validation du Parlement, des élections anticipées se profilent. En tout cas, constate avec amertume Hotnews, “quand on attaque un roi, il vaut mieux s’assurer qu’il est bien mort”, car “à partir d’aujourd’hui, Bolojan est devenu officiellement le principal adversaire de Nicusor Dan à la présidentielle”.


Source:

www.courrierinternational.com

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