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Dossiers Epstein : au Royaume-Uni, l’affaire Mandelson rebondit et fragilise Keir Starmer

“Le scandale Mandelson continue de propager ses métastases dans les couloirs du pouvoir”, assène l’hebdomadaire conservateur The Spectator. Des révélations du quotidien The Guardian, publiées le 16 avril et partiellement confirmées par le 10 Downing Street, mettent le Premier ministre travailliste, Keir Starmer, dans une position délicate.

Avant d’être nommé ambassadeur aux États-Unis, Peter Mandelson “a échoué à obtenir l’autorisation” requise de la part de l’administration britannique, indique le journal de gauche en une de son édition du 17 avril.

“Selon nos sources, le service en charge de l’examen de son profil a signalé au ministère des Affaires étrangères que les facteurs de risques à son sujet devaient déboucher sur un refus d’habilitation de sécurité.”

Et les “facteurs de risques” étaient nombreux : cet ex-ministre de Tony Blair avait dû quitter la vie politique à deux reprises au tournant des années 2000, emporté par des d’affaires de conflits d’intérêts. Sa relation privilégiée avec le pédocriminel américain Jeffrey Epstein était également largement documentée et connue de tous outre-Manche.

Décision “rarissime”

Seulement voilà : la décision de l’administration a été rendue fin janvier 2025… et Keir Starmer avait déjà annoncé la nomination de Mandelson, dont l’expérience politique devait permettre de soigner la “relation spéciale” Londres-Washington au moment du retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. “Confrontés à un dilemme, les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères ont choisi, chose rarissime, d’ignorer les recommandations des services de sécurité”, indique The Guardian.

Intronisé comme prévu, donc, au poste le plus prestigieux de la diplomatie britannique, l’ancien vice-Premier ministre a fini par quitter ses fonctions huit mois plus tard, dans le sillage de la publication de nouveaux éléments au sujet de sa proximité avec Jeffrey Epstein. En janvier dernier, une salve supplémentaire de documents a mis en lumière l’étendue de la connivence entre les deux hommes et conduit à la démission du puissant directeur de cabinet de Keir Starmer, Morgan McSweeney, qui aurait suggéré le nom de Mandelson pour le poste d’ambassadeur.

Le fusible Olly Robins

En réaction aux révélations de The Guardian, Downing Street a rejeté la faute sur le ministère des Affaires étrangères, dans un communiqué publié le 16 avril au soir. “Ni le Premier ministre, ni aucun autre ministre n’étaient au courant du choix d’accorder l’habilitation malgré un avis défavorable.” Dans la foulée, les services du Premier ministre ont annoncé le limogeage d’Olly Robins, plus haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères.

“Cet imbroglio va tout de même renforcer les interrogations autour du bien-fondé de la décision de Starmer de nommer Mandelson, estime The Guardian. Le Premier ministre va être pressé de dire s’il a dupé le grand public en affirmant comme il l’a fait ces dernières semaines que le processus de vérification avait débouché sur un avis favorable.”

Dès le 16 avril, les leaders du parti conservateur et des Libéraux démocrates ont appelé à la démission de Keir Starmer. À trois semaines d’élections locales annoncées comme désastreuses pour son parti et déterminantes pour son avenir politique, le Premier ministre travailliste se retrouve plus fragilisé que jamais.


Source:

www.courrierinternational.com

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