Ce décret, daté du 14 avril 2026 et paru au Journal officiel de jeudi 16 avril, précise les modalités d’application de l’expérimentation d’une prise en charge des séances d’activité physique adaptée dans un parcours de soins global pour des patients recevant ou ayant reçu un traitement pour un cancer.
Cette expérimentation va être déployée en Bretagne, Nouvelle-Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d’Azur, sous le pilotage des agences régionales de santé (ARS).
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Un dispositif pérenne et plus large avait été initialement envisagé dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024, incluant également les personnes atteintes de diabète. Cependant, le gouvernement avait supprimé cette mesure pendant la navette parlementaire, en recourant à l’article 49.3, qui lui permet de contrôler la sélection des amendements.
Ce retrait avait été critiqué par des associations et organisations de patients et soignants. Ils avaient jugé la mesure « sacrifiée » pour raisons budgétaires malgré les annonces d’Emmanuel Macron, qui avait fait de l’activité physique une « grande cause nationale » pour 2024, année des Jeux olympiques d’été à Paris.
Cancers, dépressions légères, diabète : nombre d’études scientifiques prouvent depuis des années déjà les bienfaits d’une activité physique adaptée parallèlement aux traitements.
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Permises par une loi de 2016, des séances d’activité physique adaptée sont aujourd’hui prises en charge par certaines mutuelles
Permises par une loi de 2016, des séances d’activité physique adaptée sont aujourd’hui prises en charge par certaines mutuelles ou dans le cadre d’expérimentations, mais pas largement par l’Assurance maladie.
Courant 2026, un parcours coordonné de soins et d’éducation thérapeutique avec de l’activité physique adaptée doit aussi se déployer pour certains adultes en situation d’obésité complexe ou associée à certaines complications.
Selon plusieurs études, dont une menée en 2021 par l’Institut national du cancer, les médecins prescrivent peu l’activité physique adaptée par manque de formation mais aussi « par manque de visibilité et de financement ».
Source:
www.sciencesetavenir.fr




