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Blue Origin : la fusée de Jeff Bezos échoue à mettre en orbite un satellite de 6 tonnes

C’est un succès en demi-teinte pour Jeff Bezos et Blue Origin. D’un côté, l’entreprise aérospatiale de Jeff Bezos a accompli pour la première fois le lancement de sa fusée New Glenn équipée d’un propulseur déjà utilisé. Il s’agit tout simplement de son troisième lancement. Mais de l’autre, si le déploiement a fonctionné et que le satellite que la fusée transportait s’est bien activé, sa mise en orbite a échoué, indique BFM. Plus précisément, il a été placé sur «une orbite non nominale».

Dans le détail, le satellite Bluebird 7 d’AST SpaceMobile a bien été placé en orbite, mais sur une plus basse que prévu par l’étage supérieur du lanceur. Il a donc été mis sous tension, mais l’altitude était trop faible afin de poursuivre les opérations et «il sera désorbité», a confirmé AST SpaceMobile. En rentrant dans l’atmosphère, il sera donc détruit. Si la mise en orbite avait été couronnée de succès, cela aurait été la huitième pour la société. Ce Bluebird 7 était d’ailleurs le plus gros déployé (6,1 tonnes, couvrant une surface de plus de 220 m²).

Compétition spatiale avec SpaceX

La réutilisation du premier étage de New Glenn reste une bonne nouvelle pour Blue Origin, tout comme la pose du booster (lanceur) «Never Tell Me The Odds» sur sa barge Jacklyn stationnée dans l’océan Atlantique, neuf minutes et demie après le décollage. Pourquoi est-ce important ? Car la réutilisation de pièces est un des prérequis à l’accélération de la cadence de lancement pour tenir le calendrier que s’est fixé Blue Origin. Et comme le rappelle BFM, c’est aussi un moyen de concurrencer Elon Musk avec SpaceX.

Dans un contexte de compétition spatiale exacerbée, avec le but affiché des Etats-Unis de ramener des astronautes sur la Lune d’ici 2028, les deux entreprises ne se font pas de cadeaux et veulent augmenter rapidement les cadences. D’autant que SpaceX est capable de réutiliser des propulseurs depuis plusieurs années. Malgré l’échec, Blue Origin peut se satisfaire de cette première réutilisation et devrait poursuivre avec les moteurs BE-4 dans les prochains mois, indique L’Energeek.

Pour AST SpaceMobile, il s’agit d’une mauvaise nouvelle même si la société a déjà mis en production ses Bluebird 8 à 32. Quarante-cinq devraient d’ailleurs être mis en orbite d’ici la fin de l’année, selon ses prévisions. En collaborant avec 50 opérateurs dans le monde, la société américaine veut permettre des connexions cellulaires à large bande depuis l’espace et directement vers les smartphones classiques. Le but aussi : permettre l’accès à l’information et aux services numériques aux zones les plus isolées.


Source:

www.capital.fr

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