Le 22 avril 1970, les États-Unis célébraient la toute première Journée de la Terre, dans un contexte de prise de conscience environnementale naissante. Rapidement, l’événement s’est internationalisé pour devenir, dès 1990, un rendez-vous planétaire. Cinquante-six ans plus tard, les satellites, Landsat dès 1972, puis Sentinel et les programmes Nasa/NOAA, ont constitué une archive visuelle sans précédent des transformations de notre Planète.
Voici les cinq évolutions les plus marquantes depuis 1970 : avancées réelles, reculs inquiétants, et combats qui continuent.
1 – Le thermomètre mondial s’emballe
Entre 1970 et 2026, la hausse des températures mondiales s’est nettement accélérée. Selon les analyses de la Nasa, l’année 2025 affichait une température moyenne supérieure de 1,19 °C à la référence 1951-1980, tandis que 2024 restait alors l’année la plus chaude jamais mesurée depuis 1880.
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Ce réchauffement, principalement lié aux émissions humaines de gaz à effet de serre, n’est pas uniforme. Les terres se réchauffent plus vite que les océans, et certaines régions connaissent des pics spectaculaires. À l’échelle planétaire, pourtant, la tendance est sans ambiguïté : la dernière décennie est la plus chaude jamais observée.

En 2025, la quasi-totalité du globe affichait des températures supérieures aux normales historiques, confirmant l’accélération du réchauffement planétaire. © Nasa, Observatoire de la Terre
2 – Des littoraux qui reculent et se redessinent
Entre 1970 et 2026, les côtes du monde ont continué de bouger, mais la montée du niveau de la mer et la multiplication des tempêtes accélèrent désormais ces transformations.

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À Cape Cod, les satellites Landsat Program observent depuis plus de 30 ans l’ouverture de nouvelles brèches, le déplacement d’îles barrières et l’érosion progressive des plages. Certaines portions du rivage reculent déjà de plusieurs mètres par an. Ces paysages, longtemps perçus comme fixes, rappellent désormais que les littoraux sont vivants et de plus en plus fragilisés.

Entre 1984 et 2020, le littoral de Cape Cod illustre un monde en mutation : plages déplacées, brèches ouvertes et îles barrières remodelées par l’érosion, les tempêtes et la montée des eaux. © Nasa, Observatoire de la Terre
3 – Des forêts sous pression
Entre 1970 et 2026, les forêts tropicales, parmi les écosystèmes les plus riches de la planète, ont reculé à grande vitesse. Selon l’ONU, près de 10 millions d’hectares disparaissent encore chaque année.
Face à cette pression, la Nasa a mis au point un système capable de repérer la déforestation jusqu’à 100 jours plus tôt qu’auparavant, grâce au radar spatial. Lancé en 2025, le satellite Nisar doit désormais étendre cette surveillance à l’échelle mondiale.

En Amazonie brésilienne, la combinaison d’images optiques et radar permet désormais de détecter la déforestation plusieurs semaines plus tôt qu’auparavant. © Nasa, Observatoire de la Terre
4 – Une banquise arctique qui s’efface
Entre les années 1970 et 2026, l’un des changements les plus spectaculaires concerne l’océan Arctique. Observée par satellite depuis 1978, la banquise y recule de façon continue, avec une accélération marquée depuis le début du XXIe siècle.
Depuis 2002, les minimums estivaux atteignent régulièrement des niveaux records, tandis que la glace ancienne et épaisse disparaît au profit d’une glace saisonnière plus fragile. Certains modèles envisagent désormais un Arctique presque sans glace durant une partie de l’année avant la fin du siècle.

En 2025, la banquise arctique a atteint son plus faible maximum hivernal jamais mesuré, signe d’un océan Arctique qui se reconstitue de moins en moins. © Nasa, Observatoire de la Terre
5 – Les glaciers, victimes silencieuses du réchauffement
En 56 ans, les glaciers du monde entier sont devenus l’un des symboles les plus visibles du réchauffement climatique. D’un continent à l’autre, leur fonte s’accélère et certains disparaissent désormais totalement.

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En mars 2026, le glacier colombien Cerros de la Plaza a officiellement disparu. Situé dans la Sierra Nevada del Cocuy, il est passé de 5 km² au XIXe siècle à zéro. Les images satellites ont capturé cette agonie au ralenti depuis 2015. La Colombie a déjà perdu 90 % de sa surface glaciaire.

Le glacier colombien Cerros de la Plaza, dans la Sierra Nevada del Cocuy, a disparu en mars 2026 après un recul accéléré visible sur les images satellitaires. © Copernicus Sentinel Data
À l’échelle mondiale, les spécialistes prévoient que la moitié des glaciers de la planète auront fondu d’ici 2100, même en respectant l’Accord de Paris.
Source:
www.futura-sciences.com




