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Le constat est accablant : le greenwashing serait partout dans l’élevage, révèle une étude

Promesses sincères ou greenwashing ? Vous vous êtes sûrement déjà posé la question. Dans le secteur de l’élevage, au moins, la réponse des chercheurs de l’Université de Miami (États-Unis) est sans appel : dans l’écrasante majorité des cas, les promesses ne reposent sur presque rien.


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Le constat est loin d’être anecdotique. Car l’élevage est responsable de 57 % des émissions liées à la production alimentaire et d’au moins 16 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Dans la revue PLOS Climate, les chercheurs détaillent comment ils ont analysé plus de 1 200 déclarations environnementales. Ils les ont trouvées dans les rapports de développement durable publiés entre 2021 et 2024 et sur les sites web publics de 33 des plus grandes entreprises mondiales de viande et de produits laitiers.

Du bon… et du moins bon

La bonne nouvelle, c’est que 17 de ces entreprises ont désormais pris des engagements de neutralité carbone. En 2020, seulement une d’entre elles l’avait fait. Et les chiffres soulignent l’importance croissante accordée à l’impact sur le réchauffement climatique dans la formulation des engagements en matière de développement durable.


Le saviez-vous ?

Le greenwashing ou écoblanchiment est défini comme suit : « la diffusion d’informations fausses ou trompeuses concernant les stratégies, les objectifs, les motivations et les actions environnementales d’une organisation ». On peut y inclure des pratiques qui semblent respectueuses de l’environnement, mais qui ont peu d’impact réel, ou encore des promesses faites alors qu’aucun effort concret n’est déployé pour les tenir.

Une bonne nouvelle… en apparence. Car derrière ces engagements, les chercheurs pointent un décalage majeur entre les promesses affichées et les actions réellement documentées. Les engagements de l’industrie de l’élevage privilégient ainsi la compensation de leurs émissions à la décarbonation directe. Et près de 40 % des projections annoncées par les entreprises ne sont pas vérifiables. Si les chercheurs ont bien trouvé, dans les rapports de développement durable ou sur les sites web, des preuves pour quelque 30 % des déclarations étudiées, des preuves scientifiques n’étaient fournies que pour… trois d’entre elles !

vaches lait bien etre
California Dairies, Inc. annonce qu’une « meilleure attention à la prise en charge, au confort, à l’alimentation et à la génétique des vaches, a permis à ses exploitations de réduire l’empreinte carbone de chaque gallon de lait produit de plus de 45 % au cours des 50 dernières années ». Pour appuyer ses dires, l’entreprise cite effectivement une étude scientifique parue au Journal of Dairy Science en 2020 : Greenhouse gas, water, and land footprint per unit of production of the California dairy industry over 50 years. © Prathankarnpap, Adobe Stock

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© teamfoto, Adobe Stock

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Selon les chercheurs, 98 % des déclarations environnementales analysées dans la filière de l’élevage relèvent de cette pratique douteuse. Autrement dit, presque toutes.

« Le greenwashing peut donner l’illusion de progrès climatiques. Nous craignons que ces affirmations induisent le public en erreur, influencent les consommateurs et réduisent la pression exercée sur les décideurs politiques pour qu’ils prennent des mesures climatiques », explique Maya Bach, auteure principale de l’étude.

« Lorsque la plupart des déclarations des entreprises de viande et de produits laitiers ressemblent à de vaines promesses, cela tient davantage de l’opération de relations publiques que d’une réelle volonté de préserver la planète », conclut Jennifer Jacquet, professeure au département des sciences et politiques environnementales de l’École Rosenstiel de l’Université de Miami.


Source:

www.futura-sciences.com

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