Une cinquantaine de chats livrés à eux-mêmes dans un logement déclaré en péril imminent, sans eau courante suffisante, sans soins, sans lumière. C’est la scène épouvantable à laquelle ont été confrontées les équipes de l’association Action Protection Animale (APA) ce mardi 21 avril, au Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis.
Quelques jours plus tôt, la municipalité avait procédé à l’évacuation d’un pavillon frappé d’insalubrité, dans lequel vivait un couple entouré d’une cinquantaine de félins. Si les occupants ont pu bénéficier d’une solution d’hébergement, « aucun dispositif n’avait été prévu pour les animaux », déplore l’association sur ses réseaux sociaux. C’est face à cette absence de réponse adaptée que l’APA est intervenue en urgence.
À leur arrivée, les bénévoles découvrent « une situation difficile » : les animaux évoluent dans « un environnement dégradé, plongé dans l’obscurité et marqué par l’insalubrité. » Les chats étaient nourris, mais l’accès à la nourriture restait inégal. « Les plus faibles, souvent maigres, peinaient à se nourrir face aux individus plus dominants », rapporte l’APA. Privés de soins vétérinaires et non stérilisés, « plusieurs animaux présentent des signes de pathologies nécessitant une prise en charge rapide. »
Les chats répartis dans des refuges
L’opération de sauvetage, réalisée « avec calme et précaution, afin de limiter le stress des animaux déjà fragilisés », a duré plusieurs heures. Initialement prévue pour 47 chats, elle a été stoppée à 50. Une seconde intervention a été menée dès le lendemain, mercredi 22 avril, pour récupérer « encore une bonne dizaine » de félins supplémentaires.
Ce type de situation n’est pas isolé. En février, une Parisienne avait été condamnée à plus de 4 500 euros d’amende et à une interdiction de détenir des animaux pendant trois ans alors qu’elle gardait 104 chats dans un appartement de 60 m2, dans des conditions qualifiées d’« horreur absolue » par l’association YouCare. Ces affaires s’inscrivent très souvent dans le phénomène dit du « syndrome de Noé », un trouble du comportement caractérisé par l’accumulation compulsive d’animaux, au détriment de leur bien-être et de celui de leurs propriétaires.
Les chats sauvés au Blanc-Mesnil ont depuis été répartis dans plusieurs refuges partenaires et dans la pension de l’APA, où s’ouvre désormais pour chacun d’eux « une période de repos, de suivi médical et de socialisation. »
Source:
www.leparisien.fr




