Après la victoire nerveuse des Bleus face au Paraguay en 8e de finale de Coupe du monde (1-0), Didier Deschamps a laissé entendre que certains mots avaient dépassé les limites, laissant penser que sa mère avait été insultée depuis le banc paraguayen. Interrogé à ce sujet, le sélectionneur sud-américain s’est défendu.
« Je me serais bien passé des insultes sur le banc. Surtout certaines ». Prononcée avec une mine triste et un ton grave, ces mots de Didier Deschamps en conférence de presse après la victoire tendue de la France contre le Paraguay en 8e de finale de Coupe du monde (1-0) laissaient suggérer que le sélectionneur avait été la cible d’insultes de la part des Paraguayens pendant le match et que certaines d’entre elles auraient pu viser, même sans le vouloir directement, sa mère récemment décédée.
La question a été évoquée frontalement auprès du sélectionneur du Paraguay Gustavo Alfaro quelques instants plus tard. Après une conférence de presse de 50 minutes uniquement réservée aux journalistes paraguayens, et où les sujets polémiques ont été évités, Alfaro a accepté de répondre à une petite poignée de journalistes français insistants. D’abord pour évoquer les tensions et provocations excessives tout au long de la rencontre. « La première chose que j’ai faite après le coup de sifflet final, c’est d’aller chercher Didier Deschamps, a-t-il avancé. Je lui ai souhaité d’aller jusqu’en finale et de devenir champion du monde. Je lui avais déjà dit avant le match: il a une équipe fantastique. »
« Une bataille où chacun joue avec ses armes »
Gustavo Alfaro a toutefois justifié le vice de ses joueurs: « Le football est un sport de confrontation, de duels. Mais tout commence et tout se termine sur le terrain. Il y a forcément des frictions, des contacts, des tensions, cela fait partie du jeu. En aucun cas nous n’avons fait preuve d’animosité », s’est défendu le sélectionneur paraguayen.
« Il y a peut-être eu quelques incidents, avec Mbappé ou d’autres, a-t-il poursuivi. Il a peut-être aussi dit certaines choses pendant le match. Pour moi, sur le terrain, c’est une bataille où chacun joue avec ses armes. Tout naît sur le terrain et tout meurt sur le terrain après c’est fini ».
Questionné plus précisément ensuite au sujet d’éventuelles insultes envers la mère de Didier Deschamps, récemment décédée, Gustavo Alfaro a promis qu’il n’aurait jamais accepté cela. « Non, absolument pas. On ne peut pas tomber aussi bas dans le football. Jamais. Je croyais que vous faisiez référence aux échanges entre joueurs pendant le match. Je le respecte énormément et je l’admire beaucoup. Oui, il y a eu des contestations, notamment autour du VAR. Certains réclamaient un penalty, d’autres non. Mais, honnêtement, je n’ai jamais entendu ce genre d’insultes. Et connaissant mon staff, je suis convaincu qu’aucun d’entre eux ne se comporterait de cette manière », a martelé Alfaro.
Le sélectionneur paraguayen a ainsi refusé de s’excuser pour un incident dont il nie l’existence, tout en se distanciant de ce type d’attaques personnelles. « Le football n’est pas une guerre. Je ne vais pas présenter des excuses pour quelque chose qui, à ma connaissance, ne s’est pas produit. En revanche, je suis totalement opposé à ce genre de comportement. Si j’avais entendu de tels propos, j’aurais moi-même réagi immédiatement. C’est inacceptable. J’en suis à l’opposé total ».
Source:
rmcsport.bfmtv.com






