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« Un interlocuteur facile d’accès » : un tiers des 11-25 ans considèrent l’IA comme un « psy », selon une étude

Une part importante des jeunes fait confiance à l’intelligence artificielle (IA) pour les conseiller dans leur vie personnelle. Selon une enquête Ipsos-bva pour le groupe mutualiste VYV et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), près de la moitié (48 %) des 11-25 ans vivant en France utilisent les IA pour évoquer des sujets intimes.

Un tiers d’entre eux (33 %) les considèrent parfois comme un « psy », une proportion qui monte à 46 % chez les sondés souffrant d’anxiété. « L’IA ne se limite plus à un outil ludique, elle devient un interlocuteur accessible, disponible à tout moment, perçu comme non jugeant et facile d’accès », conclut la Cnil. Une utilisation croissante qui s’inscrit dans un contexte où près d’un jeune Français sur quatre présente une suspicion de trouble anxieux généralisé, souligne l’étude. Pour un jeune Français sur deux, l’IA aide à se sentir mieux et donne davantage confiance en soi.

Cependant, les outils conversationnels ne se substituent pas aux interlocuteurs traditionnels des plus jeunes, ainsi seul un tiers estime que l’IA conseille mieux que les humains. 68 % des 11-25 ans considèrent qu’il est facile de parler de ses problèmes personnels avec ses amis, 61 % avec ses parents et 51 % aux IA. L’étude menée en France, en Allemagne, en Suède et en Irlande montre que les outils d’IA génératives arrivent tôt dans la vie des jeunes. Les deux tiers des 11-12 ans assurent y avoir recours, une proportion qui monte à 94 % chez les 17-18 ans.

Conscients du manque de transparence des données

Si les jeunes semblent faire confiance à l’IA au point de lui parler de leur vie personnelle ils n’en demeurent pas moins conscients des dangers. Un jeune Français sur deux sait qu’il existe des risques en termes de respect de la confidentialité de ce qu’ils lui disent, et tout autant sont conscients que l’usage de l’IA peut isoler des autres.

Les jeunes Français s’estiment également moins bien informés (68 %) que les Allemands, Irlandais et Suédois. « La transparence est indispensable pour leur permettre de faire des choix éclairés et de garder à l’esprit que les systèmes d’IA ne sont que des outils : des machines et non des humains. », commente Marie-Laure Denis, présidente de la CNIL.

L’étude Ipsos-bva a été effectuée par Internet auprès d’un échantillon représentatif de 3 800 jeunes âgés de 11 à 25 ans répartis dans quatre pays européens.


Source:

www.leparisien.fr

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