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Pédopsychiatrie : le rapport accablant de l’ARS sur les dérives de la Fondation Vallée

Imagine-t-on des enfants, pour certains de moins de 10 ans, placés à l’isolement ? Des adolescents, hospitalisés parfois pendant plusieurs mois, alors que leur état ne le nécessitait pas ? C’est pourtant ce qu’il s’est passé ces dernières années au sein de la Fondation Vallée, le plus grand hôpital pédopsychiatrique de France, situé à Gentilly, aux portes de Paris. Le rapport de la mission d’inspection publié ce mercredi 6 mai par l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile de France, que L’Express a pu lire en avant-première, en atteste. Confirmant les informations révélées par notre journal fin janvier, ce rapport avait poussé Denis Robin, le directeur de l’ARS, à fermer les unités d’hospitalisation à temps complet de cet établissement mi-février – une décision rare, prise « en urgence » au vu de la « gravité » des faits qui y avaient été constatés. De fait, le document fait état de 15 « écarts » (non-respect du code de la santé publique) et de 47 « remarques » (demandes d’amélioration) : enfermements et contention illégaux, restrictions injustifiées des communications entre les parents et les enfants, recours à des outils diagnostics non validés, soins non étayés scientifiquement, manque de formation continue des personnels, climat social tendu, voire délétère…

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A hauteur d’adulte, certains constats paraîtront anecdotiques. Ils illustrent pourtant à quel point l’accueil des jeunes patients était inadapté dans cet établissement. Lors de leur visite, les inspecteurs ont ainsi découvert que dans une des unités d’hospitalisation, les doudous des enfants étaient… « accrochés au plafond, sans possibilité de les récupérer autrement qu’avec l’usage d’une échelle ». Inaccessibles, donc, pour les petits pensionnaires. « Compte tenu de l’âge des enfants et de l’éloignement des parents, (…) les objets de réassurance (tels que les peluches) constituent un élément de sécurisation émotionnelle. L’organisation matérielle constatée (…) interroge la prise en compte des besoins affectifs au quotidien », notent les experts.

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Source:

www.lexpress.fr

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