L’Espagne va accueillir le MV Hondius, le navire de croisière frappé par un possible foyer d’hantavirus, d’ici « trois à quatre jours » aux Canaries, a annoncé ce mardi soir le ministère espagnol de la Santé dans un communiqué.
Le port d’arrivée de l’embarcation n’est « pas encore été défini ». Mais « une fois sur place, l’équipage et les passagers seront dûment examinés, pris en charge et transférés vers leurs pays respectifs », a poursuivi le ministère.
Le navire est censé quitter l’archipel du Cap-Vert après l’évacuation médicale de deux membres d’équipage malades, ainsi que d’une personne cas contact dans les prochaines heures.
Les Canaries, « le lieu le plus proche disposant des capacités nécessaires »
D’après le ministère espagnol, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) « a expliqué que le Cap-Vert n’(était) pas en mesure de réaliser cette opération » et que les Îles Canaries étaient « le lieu le plus proche disposant des capacités nécessaires ».
« Le gouvernement a également accepté une demande officielle du gouvernement des Pays-Bas pour accueillir le médecin du MV Hondius, qui se trouve dans un état grave et qui sera transporté aux Canaries dans un avion médicalisé aujourd’hui », a-t-il par ailleurs précisé.
Plus tôt ce mardi, le ministère avait assuré qu’« aucune décision » ne serait prise sur l’accostage du navire de croisière tant que « les données épidémiologiques » n’auront pas été analysées, peu après que l’OMS a affirmé que le gouvernement central à Madrid avait accepté de recevoir le paquebot aux Canaries.
« Tout est prêt pour la prise en charge »
« Tout est prêt pour la prise en charge, pour l’évaluation et, le cas échéant, pour la désinfection, si l’OMS le demande », avait de son côté déclaré à l’issue du conseil des ministres la porte-parole du gouvernement, Elma Saiz.
De Bruxelles, où il est en déplacement, le président régional des Canaries, Fernando Clavijo, avait, pour sa part, estimé que le bateau de croisière devait être « pris en charge là où il se trouve », au Cap-Vert, dans l’Atlantique, ou être redirigé vers « les Pays-Bas » parce qu’« il bat pavillon néerlandais ». « C’est une affaire qui nous préoccupe beaucoup », avait-il dit face à la presse.
Ce mardi, l’OMS a fait état de sept cas, deux confirmés en laboratoire et cinq suspects. Trois personnes sont mortes en lien avec le foyer identifié sur le navire de croisière néerlandais, un couple de septuagénaires néerlandais et un passager allemand.
Source:
www.leparisien.fr




