Les voilà poursuivis pour « destruction par moyens dangereux ». Deux adolescents de 14 ans sont suspectés d’avoir volontairement incendié la voiture d’une surveillante du collège Voltaire, à Besançon (Doubs). Ils ont été interpellés ce mardi, a indiqué le procureur, Cédric Logelin.
Il était 9h40, lundi, lorsque le véhicule de cette femme de 25 ans, assistante prévention et sécurité, a pris feu sur un parking situé à proximité de l’établissement, dans le quartier de Planoise.
« Compte-tenu de la gravité des faits et de l’émoi qu’ils ont suscité », ces deux anciens élèves de l’établissement, un garçon et une fille, ont été présentés au parquet de Besançon, a précisé Cédric Logelin. Tous deux sont sans antécédents judiciaires.
Le débat devant le juge des libertés et de la détention s’est tenu en fin de journée ce mardi. Le parquet a demandé le placement des deux adolescents sous contrôle judiciaire avec un couvre-feu et l’interdiction d’entrer en contact avec la victime et entre eux.
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Identifiés grâce à un témoin et à la vidéosurveillance
Les deux adolescents, identifiés par la police grâce à un témoin et à la vidéo-surveillance, « ont reconnu avoir mis le feu à la voiture, mais ils ont déclaré qu’ils ne savaient pas à qui elle appartenait », selon Cédric Logelin.
La victime se sentait au contraire « visée » et « elle avait des soupçons sur ces deux mineurs », qu’elle avait connus dans l’établissement, a-t-il relevé. Ils avaient été exclus du collège dans le cadre d’une procédure disciplinaire, a ajouté le magistrat, sans en préciser les raisons.
Une audience d’examen de la culpabilité des deux adolescents aura lieu le 9 juin devant le tribunal pour enfants de Besançon. Une seconde aura lieu ultérieurement pour déterminer leur peine.
Les cours ont repris ce mardi matin dans la « sérénité », a confié l’inspecteur d’académie du Doubs, Samuel Rouzet, devant le collège Voltaire. Il est venu y apporter son soutien aux élèves et aux personnels, qui avait exercé la veille leur droit de retrait.
Des faits « inadmissibles »
« Il faut que les établissements restent des havres d’apprentissage, de paix, et c’est le cas », a-t-il estimé. Ces faits « inadmissibles » ne doivent pas « entacher la réussite scolaire » des élèves, selon lui.
La jeune femme dont la voiture a été incendiée a repris le travail ce mardi matin, selon l’inspecteur d’académie, qui a salué « sa dignité et son courage ». Elle a été mise sous protection fonctionnelle, avec une assistance juridique renforcée. « Elle montre aux élèves qu’il ne faut pas se laisser déstabiliser par cet événement », a-t-il ajouté.
Également sur place, la directrice de cabinet du préfet, Jennifer Rousselle, a souligné la « résilience » de la surveillante, qui a été « très soutenue ce matin par les élèves ».
Source:
www.leparisien.fr




