Comme chaque année depuis 1948, le 1er-Mai sera un jour chômé. Si cette journée évoque pour beaucoup le muguet, il s’agit avant tout de la journée internationale des travailleurs qui est obligatoirement chômée et payée selon le code du Travail. Et gare aux employeurs qui ne respecteraient pas la loi. Ces derniers s’exposent en effet à une amende de 750 euros par salarié, voire de 1 500 euros s’il s’agit d’un mineur.
Pour autant, le code du Travail prévoit des exceptions possibles comme pour les établissements et services qui ne peuvent s’interrompre en raison de leur activité, à condition de payer double leurs salariés. C’est le cas par exemple des hôpitaux, des hôtels, des usines ou des services de secours. Si ces règles entourant le travail le 1er-Mai ne concernent que les salariés, un artisan boulanger ou fleuriste a néanmoins la possibilité d’ouvrir son commerce à la seule condition de ne pas faire travailler ses employés ce jour-là, rapporte Midi Libre.
Changement des règles pour ce 1er-Mai 2027
Mais cette année, les règles changent. En effet, mi-avril, le Premier ministre a présenté un projet de loi visant à chambouler les règles de la fête des travailleurs. Ainsi, le texte prévoit que les artisans boulangers-pâtissiers et les artisans fleuristes pourront faire travailler leurs salariés, à condition que ces derniers soient volontaires et leur rémunération doublée. Avant ce futur projet de loi, l’ancien locataire de Matignon, Gabriel Attal, avait déjà formulé une proposition de loi dans ce sens dans un périmètre plus large incluant notamment les commerces de bouche avant de finalement faire machine arrière face à la levée de boucliers de la part des syndicats.
Si cette année les boulangers et fleuristes auront la possibilité d’ouvrir leur rideau, à l’inverse, d’autres commerces devront rester fermés. C’est le cas des boucheries et des poissonneries qui ne bénéficient pas de cette dérogation, des restaurants et fast-foods ou des hypers et supermarchés. Quant aux pharmacies, celles de garde seront ouvertes. Les services continus à l’instar des pompes funèbres, des dépannages d’urgence ou des services de sécurité seront également autorisés à travailler tandis que les supérettes alimentaires de quartiers (Franprix, Carrefour City, Vival) seront également ouvertes à condition d’être uniquement tenues par le gérant sans faire travailler de salariés, rapporte RMC Conso.
Source:
www.capital.fr




