Dans la mécanique de l’impôt sur le revenu, c’est une date que de nombreux contribuables attendent avec une certaine impatience. À partir de ce vendredi 24 juillet, Bercy va en effet rembourser le trop-perçu aux très nombreux foyers qui ont payé au fil de l’année 2025 plus d’impôt que ce qu’ils devaient verser.
Cette situation est loin d’être marginale. En effet, elle concerne cette année 12,6 millions de foyers fiscaux, rappelle l’administration. Et les montants en jeu sont loin d’être anecdotiques. Le remboursement moyen atteindra 1 057 €. Ce qui va donc conduire à un transfert de 12 milliards d’euros de Bercy vers les comptes bancaires des contribuables.
En réalité, les « heureux bénéficiaires » ne le sont pas tant que cela. Si Bercy leur verse cette fois de l’argent, c’est surtout qu’ils ont trop payé auparavant. Cela peut être le résultat « de la prise en compte de réductions et crédits d’impôt, ou d’évolutions de la situation en 2025 », rappelle le ministère des finances. C’est le cas notamment « si vos revenus ont baissé (par exemple en cas de départ à la retraite en 2025) et que vous ne l’avez pas signalé à l’administration fiscale, ou si vous avez tardé à déclarer la naissance d’un enfant vous donnant droit à une demi-part supplémentaire ».
Calcul peaufiné a posteriori
En effet, avec la mécanique du prélèvement à la source, le contribuable paie tous les mois une partie de son impôt directement au moment où il touche son salaire, sa pension ou d’autres revenus. Le taux appliqué est calculé en fonction des éléments dont dispose alors l’administration fiscale. Mais ce calcul doit ensuite être peaufiné a posteriori, en prenant en compte des changements dans la composition du foyer (naissance, mariage…) et la réalité des dépenses effectuées qui ouvrent droit à un coup de pouce fiscal (emploi à domicile, dons…).
Ce n’est qu’au printemps de l’année suivante, lorsque les contribuables remplissent leur déclaration de revenu, que Bercy a tout les éléments en main. Cela lui permet alors de voir ceux qui ont trop payé et ceux qui au contraire vont devoir remettre la main à la poche, leurs prélèvements mensuels ne couvrant pas le montant finalement dû.
Pour ceux qui ont payé plus qu’ils ne devaient, aucune formalité n’est à remplir. Les remboursements sont automatiques, ils « seront effectués, dans la plupart des cas, le 24 ou le 31 juillet 2026 », précise Bercy. À l’inverse, les contribuables qui doivent encore une partie de leur impôt devront solder l’addition à la rentrée. Ils seront prélevés sur leur compte bancaire. En une fois en septembre, s’ils ne doivent pas plus de 300 €, et en quatre prélèvements mensuels si le montant dépasse ce seuil.
Source:
www.la-croix.com






