Collioure a symbolisé le village méditerranéen parfait entre mer
et vignes. Aujourd’hui, les réseaux sociaux, les parkings saturés
et les prix envolés ont transformé ce bourg de 2 750 habitants en
hotspot estival où l’on peine à respirer en juillet-août. Les
budgets journaliers montent vite à 30 à 60 € par personne, 100 à
150 € pour une famille. Un autre coin de la Côte Vermeille commence
donc à attirer celles et ceux qui veulent des vacances d’été plus
calmes et moins chères.
Collioure en été : un décor sublime, une réalité saturée
Selon l’Office de Tourisme de la Côte Vermeille et les données
d’AirDNA, la saturation estivale de Collioure a atteint un point de
rupture : plusieurs milliers de visiteurs par jour, des rues
bloquées, un parking à 10-15 € la journée et des hébergements qui
prennent 30 à 50 % en haute saison. Le charme opère, mais il faut
accepter la foule.
Les locaux le répètent : Collioure reste magique hors saison, de
mai à juin puis en septembre-octobre, quand la lumière est douce et
que les prix retombent. Henri Matisse écrivait « Quand vous ne
savez plus où vous en êtes, pensez à cette lumière, à ce
pays-là. » dans une lettre depuis Collioure rapportée par
Cotepo. Pour l’été, beaucoup recommandent pourtant de dormir
ailleurs et d’y venir seulement tôt le matin en excursion.
Port-Vendres et Banyuls-sur-Mer : la
Côte Vermeille en mode quiet travel
À quelques kilomètres au sud de Collioure,
Port-Vendres et Banyuls-sur-Mer
offrent la même Méditerranée, sans la cohue. Port-Vendres reste un
port de commerce et de pêche vivant, avec sa criée de 16 h, quand
Banyuls mêle village de mer et vignobles en terrasses produisant
les AOC Banyuls et Collioure. L’été, une nuitée se paie 180 à 250 €
à Collioure contre 85 à 120 € ici, soit près de 3 500 € pour deux
semaines contre moins de 1 600 €.
Pour un été loin de la foule, on choisit un appartement sur les
quais de Port-Vendres, à pied entre marché, terrasses et baignades,
ou un mas viticole au-dessus de Banyuls, au milieu des vignes en
schiste. Il faut vérifier le dénivelé : sur la Côte Vermeille, une
pente de 15 % oblige à reprendre la voiture pour la moindre
baguette. Collioure devient alors une parenthèse, accessible en TER
ou par le sentier du littoral tôt le matin, avant de retrouver
calme et espace dans ces deux villages.
Source:
www.grazia.fr






