Le laboratoire britannique Thatcham Research, spécialisé dans les tests de sécurité automobile, a testé plusieurs véhicules équipés de l’ISA en conditions réelles. Le modèle le moins performant affiche une précision de 91,3 % lorsque la mesure porte sur la distance parcourue, contre seulement 74,3 % lorsque la mesure porte sur chaque changement de limitation, soit une erreur sur quatre environ à cet instant précis. Le modèle le plus performant atteint 98,39 % de précision sur la distance, contre 90,3 % au moment des changements de limitation. Une entrée en zone limitée à 20 miles par heure, soit environ 32 kilomètres par heure, pourrait déclencher une réduction brutale de vitesse si le système retenait une limitation erronée, plutôt que de simplement alerter le conducteur.
Richard Holden, porte-parole du Parti conservateur britannique pour les Transports, met en garde contre un risque de piratage informatique du dispositif et exprime des doutes sur la fiabilité technique ainsi que sur la protection des données de localisation des conducteurs. Le ministère britannique des Transports affirme, de son côté, n’avoir aujourd’hui aucun projet d’introduire cette technologie au Royaume-Uni.
Entre 40 % et 60 % des automobilistes dépassent aujourd’hui la limitation autorisée, selon la Commission européenne. 46 % des conducteurs de véhicules neufs équipés de l’ISA désactivent le système, d’après un test britannique. 54 % le laissent actif.
En l’état actuel, donc, rien ne permet d’affirmer la mise en place d’un tel dispositif. Il serait d’ailleurs pour l’heure techniquement bancal. Seul ISA, déjà en place, pourrait être modifié pour freiner les véhicules.
Et puis sommes-nous prêts, automobilistes, à nous voir privés de la liberté de décision lorsque nous sommes au volant ? Appuyer sur l’accélérateur au mépris des dangers des excès de vitesse, première cause des accidents mortels sur nos routes, est-ce que cela compte plus que la protection des autres usagers ? L’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 317 personnes, et rien qu’en mai 2026 ont été tuées, pour 305 en mai 2025, soit 12 tués de plus (+4 %).
Source:
www.clubic.com






