Une fraude discrète, jusqu’à ce que ses collègues découvrent le pot aux roses. En Belgique, un agent de la SNCB (l’équivalent de la SNCF) a été licencié après plus de trois décennies de service pour avoir indûment perçu une indemnité liée aux trajets domicile-travail à vélo, rapporte Bruxelles Today. Selon une enquête interne, l’employé affirmait se rendre à son travail à bicyclette afin de bénéficier de cette compensation.
Or, les vérifications menées par l’entreprise ont révélé qu’il utilisait en réalité régulièrement sa voiture, qu’il stationnait sur des parkings réservés au personnel. L’analyse de son badge d’accès a permis de retracer ses entrées sur ces parkings : sur une période de 75 jours, 69 trajets auraient été effectués en voiture, malgré ses déclarations en faveur du vélo.
Une fraude de 130 euros qui lui coûte cher
L’affaire a débuté après un signalement de collègues, qui a conduit la direction à lancer des contrôles. À l’issue de ces investigations, l’entreprise a estimé que les faits constituaient une «faute professionnelle». Elle a également considéré que le lien de confiance avec l’employé était «définitivement et irrévocablement rompu», justifiant ainsi son licenciement.
De son côté, le cheminot a contesté cette sanction, soulignant que les sommes perçues s’élevaient à environ 130 euros. Il a saisi la justice, dénonçant un licenciement abusif. Mais sa requête a été rejetée par le Conseil d’État, qui a confirmé la décision de l’entreprise.
Source:
www.capital.fr




