Licenciée pour 2,50 Euros. C’est une histoire qui a de quoi étonner. Joanna (prénom modifié) est une femme de 55 ans, caissière depuis 25 ans dans le supermarché «Coop Alleanza 3.0», en Italie. Elle a été licenciée le 8 avril pour une «faute grave», qu’elle qualifie d’«erreur d’inattention», comme le rapporte le Corriere della Sera. Les faits reprochés se sont produits les 7 et 8 mars. Joanna a récemment arrêté de fumer et, pour compenser ses envies, elle a pris l’habitude de grignoter des barres énergétiques à son poste de travail.
Elle avait payé ces encas, mais les a scannés et facturés à deux clients différents, pour 1,25 Euros chacun. La caissière assure que c’était un accident. Mais du côté de la direction, la faute est trop grave et la confiance est rompue. «Je ne dors plus et je fais des crises d’angoisse», confie ensuite Joanna. «Être traitée ainsi pour 2,50 Euros me semble irréel», ajoute la quinquagénaire. «À cinquante-cinq ans, avec ma santé fragilisée par des années de travail, que vais-je devenir ? C’est toute ma dignité qu’on a piétinée», craint la caissière. Celle qui dit se sentir «comme dans un cauchemar» a tout de même pu se tourner vers son syndicat.
La justice est saisie
Le syndicat Filcams Cgil a pris la défense de l’employée et dénoncé une sanction démesurée : «Nous sommes face à une mesure totalement disproportionnée. On ne peut pas balayer un quart de siècle de travail pour une simple distraction sans aucune volonté de nuire», ont affirmé les représentants syndicaux. Un recours a été déposé par le syndicat devant le tribunal du Travail de Modène, à 50 km au nord de Bologne. Le syndicat veut contester la légitimité du licenciement. Quant à Joanna, elle espère que la justice se rangera de son côté et annulera celui-ci.
Source:
www.capital.fr




