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Liquidation de Brandt : une soixantaine d'anciens salariés saisissent la justice pour contester leurs licenciements

Des salariés laissés sans perspective. Le 11 décembre 2025, après plusieurs semaines de recherches infructueuses de repreneurs, Brandt, ex-fleuron français de l’électroménager, a été placé en liquidation judiciaire. Ce patrimoine industriel français avait été repris en 2014 par le groupe algérien Cevita, dont le chiffre d’affaires s’élève à quatre milliards d’euros. C’est à l’encontre de ce dernier que des actions vont être menées par d’anciens salariés au mois de mai. En effet, ils sont une soixantaine à avoir saisi la justice pour contester les conditions de la liquidation, a appris l’AFP, vendredi 24 avril, auprès de leur avocat.

La plupart des plaignants travaillaient à l’usine de Vendôme, dans le Loir-et-Cher, une petite dizaine sont d’anciens salariés de Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret), selon Ici Centre-Val-de-Loire. «Une première procédure prud’homale visera à contester le licenciement abusif : la liquidation a eu lieu dans un contexte suspect et nous estimons qu’elle aurait pu être évitée si Cevital ne s’était pas retiré de cette manière», explique Maître Fiodor Rilov. Ce dernier devrait également lancer une action devant le tribunal judiciaire d’Orléans «en responsabilité civile contre Cevital».

Les marques et les stocks du groupe cédés pour 18,6 millions d’euros

Si «le but est symbolique», l’avocat souhaite que les salariés en colère puissent «obtenir des indemnités qui viendront compenser, de manière très relative, le dommage subi». Ce samedi, une première réunion s’est déroulée à Saint-Ouen, dans le Loir-et-Cher, non loin de l’ancienne usine de Vendôme. Cette dernière regroupait environ 90 personnes et la plupart des ex-salariés représentés par Maître Rilov.

Les marques et les stocks du groupe ont été cédés mi-mars pour 18,6 millions d’euros à Cafom, un distributeur d’équipements domestiques présent dans les Outre-mer. Quant au groupe VTX-B5 group-Jonas France, qui s’était aussi porté candidat au rachat des marques et stocks, il a saisi le procureur du tribunal de commerce, qualifiant l’offre de Cafom de «moins-disante».


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Source:

www.capital.fr

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