“Des formes et des couleurs fantastiques qui grouillent dans le ciel.” C’est ainsi que le journaliste allemand Samuel Schötz décrit les cerfs-volants qui flottent au-dessus de Berck-sur-Mer. Pour la Süddeutsche Zeitung, il s’est rendu aux 39e Rencontres internationales de cerfs-volants, qui se tiennent du 18 au 26 avril sur la plage de cette petite commune du Pas-de-Calais.
Chaque année, l’événement attire des centaines de milliers de personnes du monde entier sur la Côte d’Opale, explique le journaliste. Et “les enfants font voler leurs propres cerfs-volants”, précise-t-il.
Dragons, gorilles ou encore requins flottent au gré du vent. Mais outre ces figures volantes, “un événement sportif se distingue”, poursuit le quotidien d’outre-Rhin. Il s’agit de la deuxième édition de la World Kite Cup, qui sacre les meilleurs cerfs-volistes du monde. Dix équipes venues de dix pays différents, dont d’Allemagne, s’affronteront dans plusieurs épreuves : en individuel, en binôme ou en équipe, détaille la Süddeutsche Zeitung.
“Impossible de contrôler la nature”
Ce qui, pour de nombreux visiteurs, semble être un “spectacle décontracté” est en réalité “le fruit d’années de pratique” pour les participants, commente le journaliste allemand. Ces derniers disposent de cinq minutes pour réaliser leur chorégraphie, en musique, devant un jury. “C’est une sensation unique quand tout s’harmonise : la musique, le mouvement et le vent”, confie Tim Reuß, capitaine de l’équipe nationale allemande au titre de Munich.
Cependant, le vent n’est pas toujours favorable aux cerfs-volistes. C’est un facteur déterminant qui “reste toujours imprévisible”, constate le journaliste, “car aussi précis que soit le pilote, il est impossible de contrôler la nature”. Alors les participants viennent avec différents modèles de cerfs-volants, parés à toutes les éventualités.
Malgré son aspect compétitif, le festival reste avant tout un lieu de rencontre entre amateurs, professionnels, passionnés et curieux, constate Samuel Schötz, tandis que “les familles font voler leurs premiers cerfs-volants”, rappelant une nouvelle fois ô combien “ce sport peut être coloré”.
Source:
www.courrierinternational.com




