En 2018, la Commission européenne reprochait à Google trois pratiques précises. D’une part, elle reproche au géant californien d’imposer aux fabricants de smartphones l’installation de Google Search et de Chrome comme condition d’accès au Play Store, la boutique d’applications d’Android. Par ailleurs, les autorités européennes reprochent à l’entreprise de verser des compensations financières aux fabricants et opérateurs qui acceptaient de préinstaller Google Search en exclusivité. Enfin, Google empêche la commercialisation d’appareils utilisant des versions « forkées » d’Android, c’est-à-dire des variantes modifiées du système, en menaçant les constructeurs de leur refuser l’autorisation de préinstaller ses propres applications.
Alors oui, techniquement, rien n’empêchait un utilisateur de télécharger un autre navigateur ou un autre moteur de recherche sur son téléphone. C’est précisément ce point que Google a mis en avant pour sa défense, plaidant que ses concurrents restaient accessibles en un clic. Mais, la Cour a estimé que la position par défaut sur un système aussi répandu qu’Android suffit à fausser durablement la concurrence. Et c’est précisément ce qu’avait retenu le Tribunal de l’UE en 2022 lorsqu’il avait ramené l’amende de 4,34 à 4,1 milliards d’euros, que la CJUE entérine aujourd’hui.
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