Rodri possède l’“élégance” propre aux grands milieux de terrain espagnols, constate le site madrilène El Plural. À l’image de ses prédécesseurs Xabi Alonso ou Sergio Busquets, il est capable “de lever les yeux avant de recevoir le ballon et de repérer un espace que personne n’a encore vu”. Des facultés auxquelles s’ajoutent “le physique et l’agressivité” qu’il s’est forgés en Angleterre, où il porte les couleurs de Manchester City. En clair, le natif de Madrid “sait jouer en smoking, mais il ne voit aucun problème à se salir les crampons”, résume El Plural.
Dimanche 19 juillet, tenue correcte exigée. Rodri peut devenir le “cinquième homme” à soulever un trophée majeur du football international avec le brassard de capitaine de l’Espagne autour du bras, note le quotidien sportif espagnol Marca, à la une de son édition du 17 juillet. Pour cela, il faut que sa sélection batte l’Argentine en finale de la Coupe du monde au MetLife Stadium de New York.
La conquête du titre suprême a constitué une “obsession” pour Rodri tout au long de la saison, assure As, autre grand média espagnol consacré au sport. “Il a même pris volontairement une pause” pour se régénérer, alors qu’il peinait à retrouver de bonnes sensations sur le terrain après sa “longue convalescence” due à une grave blessure au genou, explique le journal.
“Rodri a dissipé tous les doutes”
Aujourd’hui, “Rodri a dissipé tous les doutes concernant son jeu”, se rassure la revue barcelonaise Panenka, qui se souvient d’un tweet publié avant le Mondial et le donnant presque pour mort. Lorsque l’armada espagnole vacille pendant un match, elle “s’accroche à son numéro 16 comme à une planche en bois au milieu de l’océan”, observe le magazine footballistique.
“Rodri est un don pour le football, abonde le journal sportif catalan Mundo Deportivo. En bon contremaître, il sait exactement ce dont chacun de ses coéquipiers a besoin à tout instant” : une “tape amicale” par-ci, une passe en profondeur par-là…
L’équipe de France l’a appris à ses dépens en demi-finale de la Coupe du monde. Une rencontre durant laquelle le joueur au maillot rentré dans le short a donné raison au jury du Ballon d’or, qui l’a sacré en octobre 2024. Quelques mois plus tôt, Rodri avait remporté l’Euro avec l’Espagne, un an après avoir guidé Manchester City vers le titre en Ligue des champions. Il ne manque que le plus beau des trophées à son riche palmarès.
La journaliste de Mundo Deportivo Cristina Cubero rêve de le voir parvenir à ses fins. Depuis qu’elle a posé le pied sur le sol américain pour couvrir la Coupe du monde, elle écoute Bad Bunny chanter : “Si te quieres divertir / Con encanto y con primor / Sólo tienes que vivir / Un verano en Nueva York’ [‘Si tu souhaites t’amuser / Avec charme et avec délicatesse / Il te suffit de vivre / Un été à New York’].” Et si Rodri avait pris les paroles au pied de la lettre ?
Source:
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