La direction générale de l’armement (DGA) a livré le 16 juin dernier à la 3e escadre de chasse, basée à Nancy, le cinquantième et dernier Mirage 2000D rénové à mi-vie (RMV), a-t-elle annoncé le 1er juillet.
Lancé en 2015, le programme de rénovation à mi-vie du Mirage 2000D a pour objectif « de prolonger la durée de vie opérationnelle de l’avion après 2030 et de l’adapter aux exigences des conflits contemporains » explique le ministère des Armées. Il a conduit à rénover cinquante Mirage 2000D de l’armée de l’Air et de l’Espace ainsi que deux avions Mirage 2000D banc d’essais (ABE) du centre d’essais et d’expertise DGA Essais en vol.
Bombes à guidage laser
Ce chantier de modernisation a été réalisé par l’AIA (Ateliers industriels de l’aéronautique) de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et permet de renforcer les capacités air-sol du Mirage 2000D, « grâce à l’intégration d’un pod canon de 30 mm associé à une amélioration de la conduite de tir lui conférant une capacité d’appui feu rapproché ». L’appareil est aussi capable, depuis 2021, de larguer des bombes à guidage laser GBU-48 et GBU-50.
Cette rénovation permet par ailleurs d’améliorer les capacités air-air et d’autoprotection de l’avion, grâce au remplacement des missiles Magic II, en fin de vie, par le missile Mica IR (infrarouge). Enfin, l’ensemble des systèmes électroniques de l’avion a été modernisé, l’appareil bénéficiant désormais « d’un système ouvert permettant une adaptation réactive aux besoins et d’équipements de dernière génération [notamment de communication], capables de répondre aux défis des théâtres d’opérations actuels comme futurs ».
Il a participé « à tous les engagements français sur les théâtres d’opération »
Mis en service en 1993, le Mirage 2000D est spécialisé dans les missions d’attaque au sol. Capable de voler à 1,4 Mach et jusqu’à 15.000 mètres d’altitude, il peut réaliser « par tous les temps, de jour comme de nuit, des frappes air-sol de précision en s’appuyant notamment sur leur capacité de suivi de terrain à très basse altitude et à très grande vitesse ». L’avion a participé depuis sa mise en service « à tous les engagements français sur les théâtres d’opérations : ex-Yougoslavie, Kosovo, Afghanistan, Libye, République centrafricaine, Irak, Syrie, bande sahélo-saharienne… » détaille l’armée de l’Air, et « aucune opération aérienne d’envergure ne s’est déroulée sans la participation des équipages de la 3e escadre de chasse de la base aérienne 133 de Nancy, qui met en œuvre ce chasseur bombardier ».
Le format de l’aviation de chasse française est actuellement fixé à 185 appareils, comprenant des Rafale et des Mirage, avant que l’armée de l’Air ne passe au « tout-Rafale » d’ici à 2035. Le chef d’Etat-Major de l’armée de l’Air, le général Jérôme Bellanger, a toutefois plaidé dernièrement pour que ce format évolue vers « 230 avions de chasse, plutôt que 185. »
Source:
www.20minutes.fr






