La cheffe de file des députés LFI, Mathilde Panot, a appelé ce dimanche le ministre de la Justice à démissionner en pointant sa « responsabilité politique » dans la mort de la collégienne Lyhanna. Gérald Darmanin « doit démissionner », a-t-elle affirmé sur LCI, reprochant au garde des Sceaux d’avoir enclenché une « clochardisation de la justice » en réduisant ses moyens « année après année ».
S’il partait, « ça ne changerait pas la politique de fond », a-t-elle estimé, mais « ça enverrait un signal politique ».
Je veux dire à la fois ma compassion et l’affection du pays tout entier pour la famille de Lyhanna et ses amis.
Ce n’est pas une responsabilité individuelle d’une magistrate qu’il faut pointer mais d’abord et avant tout une responsabilité politique.
Gérald Darmanin doit… pic.twitter.com/4YhUtQcMX8
— Mathilde Panot (@MathildePanot) June 7, 2026
Lyhanna, collégienne de 11 ans, a été retrouvée morte jeudi soir, six jours après sa disparition. Le principal suspect dans ce crime est passé sous les radars de la justice malgré des soupçons de pédocriminalité. Désormais visé par quatre plaintes et deux signalements, Jérôme Barella n’avait jusqu’à présent jamais été entendu par des enquêteurs.
Gérald Darmanin a présenté ses excuses « au nom de la Justice » vendredi et déploré que « l’institution judiciaire n’(ait) pas su protéger » Lyhanna. Il avait évoqué de potentielles sanctions pouvant être prises si « des défaillances, des fautes professionnelles » étaient avérées.
« Une responsabilité d’abord et avant tout politique »
« Ce n’est pas une responsabilité individuelle qu’il faut pointer, c’est une responsabilité d’abord et avant tout politique », a jugé Mathilde Panot. L’insoumise a estimé que la mort de la collégienne n’était pas un « dysfonctionnement » mais la marque d’un « problème systémique ».
« En France, en 2026, on continue de mourir d’être un enfant ou une enfant, on continue de mourir d’être une femme. » Elle a accusé Gérald Darmanin de « n’avoir entendu aucune des alertes qui sont faites depuis des années, à la fois par les professionnels de la protection de l’enfance et par les professionnels de la justice ».
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