Les frais bancaires continuent de progresser en France. Entre février 2025 et février 2026, ils ont augmenté de 2,7%, selon les chiffres publiés ce mardi 30 juin par l’Observatoire des tarifs bancaires (OTB) et relayés par TF1. Dans le détail, cette évolution s’inscrit dans une tendance déjà observée l’an dernier, avec une progression de 3,1% sur la période précédente. Sur un an, les tarifs bancaires augmentent donc plus vite que l’inflation générale (+0,9%) et que les prix des services (+1,6%), selon la Banque de France.
Les principaux services du quotidien sont concernés. Les frais de tenue de compte ont augmenté de 3,71% pour atteindre en moyenne 22,39 euros par an. Les cartes bancaires suivent la même tendance, avec des hausses d’environ 1,6% pour les cartes à débit immédiat comme différé, autour de 45 euros par an. Les offres groupées de services progressent également de 2,37%. Ces résultats sont proches de ceux de l’association CLCV (Consommation, logement et cadre de vie), qui évoque une hausse moyenne d’environ 3% des frais bancaires sur un an, notamment sur les services essentiels comme la tenue de compte ou les cartes.
Une hausse jugée maîtrisée sur dix ans
Sur une période plus longue, l’Observatoire des tarifs bancaires nuance toutefois ce constat. Entre février 2016 et février 2026, la hausse des prix des services bancaires atteint 17,4%, soit moins que l’inflation cumulée sur la même période, estimée à 22,1%. Dans un communiqué, la Fédération bancaire française (FBF) estime que ce rapport «confirme la trajectoire maîtrisée dans le temps des prix des services bancaires».
Elle ajoute que les tarifs ont «progressé plus lentement que l’inflation» sur la dernière décennie, malgré la hausse des coûts pour les établissements. Selon la FBF, cette évolution s’explique notamment par «un impact différé de la période post-Covid» et par des hausses de coûts liées aux salaires et aux investissements informatiques.
De son côté, l’Union nationale des associations familiales (Unaf) souligne une hausse des frais supérieure à l’inflation sur un an et pointe les bénéfices bancaires, estimés à plus de 35 milliards d’euros en 2025. L’association dénonce également un manque de transparence sur les frais d’incidents et demande une mission d’information parlementaire pour en éclaircir le rôle.
Source:
www.capital.fr






