2027 est dans toutes les têtes, que les prétendants à la présidentielle y pensent où s’y préparent. Alors qu’Elisabeth Borne publie cette semaine Réveillons-nous ! (Robert Laffont), un autre ancien Premier ministre n’a pas attendu cette injonction pour se lever de bonne heure et faire le tour de la France. Depuis une quinzaine de jours, Gabriel Attal est partout dans les médias et dans le pays pour promouvoir En homme libre (Editions de l’Observatoire), où le trentenaire se distingue d’Emmanuel Macron et prend date pour l’avenir. Dans le marché saturé des livres d’hommes et de femmes politiques, Attal réalise une belle performance : alors qu’ils sont sortis à la même date, son texte autobiographique part trois fois mieux que Le Temps d’une décision (Gallimard) de Bruno Le Maire, 18e des ventes d’essais. Derrières Le Maire, deux autres politiciens ferment la marche : Robert Ménard, 19e avec Lettre à Clara (Télémaque) ; Luc Ferry, 20e avec Ne vous mariez jamais ! Vraiment ? (Editions de l’Observatoire).
Si Attal est 2e des essais, c’est qu’il y a quelqu’un devant lui. Surprise ! Il s’agit de Matthieu Delormeau, auteur d’un livre, Addictions (Leduc), qui s’est arraché à plus de 7 000 exemplaires en quelques jours. L’homme de télé n’a (pour l’instant ?) aucune ambition élyséenne. Il est question dans son livre de son intoxication à la cocaïne, au GHB et aux médicaments. Le bouc émissaire de Cyril Hanouna semble sortir de l’eau avec cette confession sincère qui touche les lecteurs. Derrière lui, si aucune tendance ne se décide clairement, on remarque la bonne position de deux récits traitant de violences sexuelles : Gisèle Pelicot est toujours 4e avec Et la joie de vivre (Flammarion) ; Frédéric Pommier 5e avec Derrière les arbres (5e), où il revient sur les viols dont il fut victime enfant, de la part de quatre hommes différents. La pédo-criminalité est aussi présente dans un roman qui marche de mieux en mieux : Pauline Clavière est 18e avec Spécimen (Grasset).
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