Deux jours après le témoignage de Coline Berry – accusant notamment son père, l’acteur Richard Berry, d’inceste – à l’Assemblée nationale, le clan Berry continue de se déchirer. L’épouse du comédien, Pascale Louange, accuse la fille aînée de son mari d’aller « beaucoup trop loin ».
« Stop ! Coline Berry, la limite est clairement franchie. Cette limite, c’est ma fille », écrit-elle vendredi sur Instagram, faisant référence au moment où la psychothérapeute a évoqué l’audition de sa « plus jeune demi-sœur de huit ans ».
Rappelant qu’elle a été condamnée deux fois par la justice, Pascale Louange accuse Coline Berry de continuer à « entretenir une posture de victime qui ne repose que sur [ses] propres mensonges ». « Tes insinuations déplacées et malsaines, notamment concernant des gestes affectueux sont inadmissibles. Tu transformes des moments de tendresse innocents en quelque chose de sordide, c’est profondément abject », ajoute-t-elle, lui demandant de « laisser définitivement » sa fille « en dehors de [son] délire ».
« Coco la mytho »
Marie Berry a elle aussi apporté son soutien à son frère. Ce n’est pas la première fois qu’elle prend la parole pour défendre Richard Berry. Sur Instagram, la sœur cadette du comédien s’est adressée à sa nièce.
« Je te connais depuis ta naissance. Tu es ma nièce, et pendant longtemps, j’ai vu tes mensonges comme ceux d’une enfant – au point qu’on te surnommait affectueusement « Coco la mytho ». Mais en grandissant, ils ont pris une ampleur et une gravité qui ne peuvent plus être ignorées », écrit-elle sur le réseau social.
Elle accuse sa nièce de « franchir une limite inacceptable » en faisant passer Richard Berry pour « un tyran, un prédateur et en laissant entendre des choses d’une extrême gravité ». Niant que son frère puisse « commettre des actes aussi abjects envers un enfant », elle décrit un « père profondément investit, attentif et protecteur ».
Marie Berry revient aussi sur le don d’un rein que Richard Berry lui a fait en 2005, dont le but serait de la « faire taire ». « Cela revient à suggérer que j’en serais complice. Quelle horreur ! C’est une accusation d’une violence inouïe, totalement infondée, et profondément choquante. C’est à vomir. Il a tout simplement risqué sa vie pour sauver la mienne. Sans lui, je ne serais plus là », déclare-t-elle, sur le réseau social, s’interrogeant à son tour sur la sclérose en plaques de Coline Berry, ainsi que sur un viol que sa nièce aurait subi quand elle était âgée de 14 ans.
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« Aujourd’hui, je te le dis clairement : cela suffit. Tes mensonges sont devenus trop nombreux et trop graves pour être tolérés davantage », conclut-elle, indiquant que ses mots sont les siens, « ils ne sont dictés par personne ».
« Pour l’imprescriptibilité »
Devant la commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales mercredi, Coline Berry avait décrit « des viols répétés presque chaque week-end ». « Le sexe de mon père dans ma bouche en guise de trompette ou de flûte. Je garde encore aujourd’hui le souvenir de l’odeur. Le souvenir des sensations. Le souvenir des images. Des traces qui restent et qui ne s’effacent pas », a déclaré la fille de Richard Berry et de l’actrice Catherine Hiegel.
L’enquête visant l’acteur Richard Berry, accusé d’inceste par Coline Berry, a été classée sans suite en août 2022 pour cause de prescription. Elle accusait son père de viols et d’agressions sexuelles dans les années 1984-1985, alors qu’elle avait moins de 15 ans, ce qu’il a toujours nié.
« La justice qui m’a dit que c’était trop tard (…) Mais trop tard pour qui ? Droit à l’oubli de qui ? », a déploré Coline Berry, se disant « pour l’imprescriptibilité et pour la suppression de la non-rétroactivité des lois pour les victimes d’hier ». Elle a par ailleurs espéré que les conclusions de la commission ne resteront pas « lettre morte ».
Source:
www.leparisien.fr




