En raison de la chute aiguë de sa population, le Japon accueille de plus en plus de travailleurs étrangers, originaires d’autres pays asiatiques pour la majorité. Parmi eux figurent un nombre non négligeable de musulmans, principalement venus d’Indonésie, du Sri Lanka et du Pakistan. Selon les estimations, l’archipel compterait désormais autour de 360 000 immigrés de confession musulmane, contre quelques milliers à quelques dizaines de milliers dans les années 1980.
Alors que certains responsables politiques prônent ouvertement des idées xénophobes, comme ceux du parti d’extrême droite Sanseito ou la Première ministre Sanae Takaichi, cette tendance n’est pas sans créer des frictions. Ainsi, le projet de construction d’une mosquée à Fujisawa, ville située au sud de Tokyo, fait l’objet d’une vive polémique, rapporte la chaîne TV Asahi.
L’histoire remonte à 2021, quand des musulmans locaux optent pour un terrain d’environ 1 000 mètres carrés et se constituent en collectif, baptisé “Fujisawa Masjid”, avant de l’acheter afin d’y construire une nouvelle mosquée d’ici à 2027. La période coïncide avec la montée de la xénophobie dans l’archipel, alors que le nombre de ressortissants étrangers sur le sol nippon progresse. Ce nombre a doublé en vingt ans, dépassant pour la première fois le
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