AccueilAnalyses & EnquêtesLa trêve entre les États-Unis et l’Iran menacée par...

La trêve entre les États-Unis et l’Iran menacée par la flambée de violence dans le Golfe

La trêve au Moyen-Orient “a vacillé”, lundi 4 mai, alors que l’armée américaine a affirmé avoir détruit six petits bateaux iraniens, que l’Iran a tiré sur des navires américains dans le détroit d’Ormuz et que les Émirats arabes unis ont déclaré avoir été attaqués par la République islamique, énumère le New York Times.

Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a déclaré lundi que, dans le cadre de l’opération Project Freedom (“Projet liberté”) du président Donald Trump, deux navires marchands battant pavillon américain avaient franchi le détroit pendant que les destroyers américains opéraient dans le Golfe.

Les forces armées américaines ont abattu des missiles et des drones iraniens qui visaient les bâtiments de l’US Navy et des navires commerciaux, et ont détruit “six bateaux iraniens qui représentaient une menace pour la navigation commerciale”, a annoncé lundi à la presse l’amiral Brad Cooper, à la tête du Centcom. L’Iran avait affirmé plus tôt avoir tiré des “missiles de croisière, roquettes et drones de combat” vers des navires américains.

Notant que Téhéran n’a ni confirmé ni infirmé officiellement la reprise des attaques et qu’un haut responsable militaire a démenti, sur les médias d’État, que des navires iraniens aient été coulés, le New York Times dit “encore ignorer si les attaques […] signifient que le cessez-le-feu a volé en éclats et que la guerre a repris”.

Séoul a pour sa part rapporté qu’un navire sud-coréen avait subi une explosion et un incendie dans le détroit d’Ormuz, que Donald Trump a imputés à l’Iran.

Les autorités émiraties ont accusé l’Iran d’une attaque de drone qui a provoqué un incendie dans la zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, la plus grande zone de stockage de pétrole des Émirats. Le ministère de la Défense a indiqué avoir intercepté 12 missiles balistiques, trois missiles de croisière et quatre drones tirés par l’Iran.

Et les médias d’État d’Oman ont fait état d’une attaque dans le pays, sans toutefois identifier l’auteur.

“Tournure dangereuse”

Le Financial Times constate aussi, après les développements de lundi, la “mise à rude épreuve” de la “fragile” trêve décrétée il y a près d’un mois, ​via la médiation du Pakistan, entre les États-Unis et l’Iran.

Le conflit “prend une tournure dangereuse”, analyse de son côté le Wall Street Journal, Washington et Téhéran “recourant à la force militaire pour sortir de l’impasse dans le détroit d’Ormuz”. “Les combats ont repris lundi pour la première fois depuis environ un mois, la marine américaine tentant de rouvrir la voie maritime et l’Iran attaquant des navires commerciaux pour la maintenir fermée”, résume le quotidien.

Cette “flambée de violence” est survenue seulement “quelques heures après” l’annonce par le président américain, Donald Trump, du “Projet liberté” visant à permettre aux navires bloqués dans le golfe Persique de franchir ce point de passage crucial.

Ce regain des tensions fait planer “des risques considérables” pour les deux parties, “si les escarmouches dégénèrent”, prévient le Wall Street Journal : “pour l’Iran, des dommages plus importants à son économie et à ses dirigeants ; pour le président Trump, un engagement plus important dans une guerre impopulaire dans son pays”.

Le journal met en garde contre une “nouvelle phase du conflit” qui “se déroulerait probablement en mer” et pourrait devenir “un affrontement long et de faible intensité – moins intense que la vaste campagne aérienne des cinq premières semaines, mais marqué par des violences périodiques qui pourraient s’intensifier si l’une ou l’autre des parties se trompait dans ses calculs”.

Les attques de lundi “ont ravivé l’incertitude” quant au sort du détroit d’Ormuz, “la voie maritime énergétique la plus importante au monde”, par laquelle transite d’ordinaire un cinquième de la consommation mondiale de pétrole, et contrôlée par Téhéran depuis le début des hostilités lancées par les États-Unis et Israël le 28 février, souligne le Wall Street Journal. “Des millions de barils de pétrole ont été bloqués et des centaines de navires sont immobilisés dans le Golfe avec leurs équipages”, rappelle le média américain. Les cours du pétrole ont bondi lundi en début de journée, le prix du Brent, la référence mondiale, s’échangeant à environ 111 dollars le baril, avant de redescendre.


Source:

www.courrierinternational.com

Annonce publicitairespot_img

Dernières nouvelles

Métro, vélo, marche: la bataille silencieuse des mobilités parisiennes

Les déplacements à Paris reposent sur une coexistence de modes de transport qui évoluent en fonction des politiques urbaines,...

Commerces de quartier: survivre dans la ville chère

Les commerces de proximité occupent une place importante dans la vie urbaine, en particulier dans les grandes villes où...

Petites salles, grandes ambitions: la culture parisienne hors projecteurs

À côté des grandes institutions et des événements largement médiatisés, la vie culturelle parisienne s’appuie sur un réseau dense...

Vous pouvez maintenant déposer du cash dans un bar-tabac pour recharger votre Orange Money

Orange Money est le service de paiement sur mobile de l'opérateur historique français, qui permet d'envoyer de l'argent depuis...
Annonce publicitairespot_img

Manchester United

Manchester United: "Parfois j'ai envie de démissionner, parfois de rester 20 ans", la sortie cash d’Amorim après l'humiliation en...

Métro, vélo, marche: la bataille silencieuse des mobilités parisiennes

Les déplacements à Paris reposent sur une coexistence de...

Commerces de quartier: survivre dans la ville chère

Les commerces de proximité occupent une place importante dans...
Annonce publicitairespot_imgspot_img