“On a l’impression d’assister à l’éruption d’un volcan qui grondait depuis des années.” Cinq jours après l’attaque au couteau survenue à Golders Green, quartier juif du nord-ouest de Londres, la flambée d’actes antisémites outre-Manche préoccupe la presse britannique, à l’instar du chroniqueur Robert Shrimsley dans les colonnes du Financial Times.
“Pour la première fois, la semaine dernière, mon fils a dû nier qu’il était juif […] devant deux hommes qui semblaient vouloir en découdre dans un bar. Contrairement aux victimes de Golders Green, il a eu la chance de pouvoir dire non.”
Les deux passants blessés le 29 avril par un homme de 45 ans, renvoyé sans succès en 2020 vers un programme de déradicalisation, sont hors de danger. Mais pour les habitants de cette zone de la capitale, à majorité juive depuis plus d’un siècle, l’enchaînement d’actes hostiles pèse lourd. Fin mars, l’incendie de quatre ambulances garées devant une association médicale communautaire de Golders Green avait déjà suscité la sidération.
En avril, plusieurs nouveaux actes d’intimidation ont été relevés non loin de là, dont la dégradation d’une façade de l’organisation pédagogique Jewish Futures et des départs de feu constatés devant deux synagogues. “Chaque attaque a été revendiquée par un groupe jusque-là in
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