Le gouvernement effectuera un point « tous les dix jours » sur les surplus fiscaux générés par la hausse des prix des carburants, issue elle-même du conflit au Moyen-Orient, a annoncé Sébastien Lecornu ce lundi soir.
« La crise énergétique liée à la guerre en Iran ne doit enrichir personne. L’État joue la transparence : tous les dix jours, nous publierons ce que rapportent les taxes sur les carburants », a écrit le Premier ministre sur le réseau social X.
La crise énergétique liée à la guerre en Iran ne doit enrichir personne.
L’État joue la transparence : tous les 10 jours, nous publierons ce que rapportent les taxes sur les carburants.
À date, sur mars-avril : + 190 M€ de recettes par rapport à l’an dernier.
Pourquoi cette… pic.twitter.com/E4cyFp8sP6
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) May 4, 2026
À date, sur mars-avril, la flambée des prix à la pompe a engendré 190 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires par rapport à la même période de l’an dernier, a-t-il précisé.
Les Français consomment moins, ce qui engendre « moins de taxes fixes (accises) », mais les prix sont plus élevés, ce qui génère « plus de TVA ». « Le résultat est un surplus de recettes » qui financera « intégralement » les aides promises aux secteurs touchés et aux « grands rouleurs », a encore expliqué le chef du gouvernement.
Le surplus « ne sera pas conservé par l’État : il financera intégralement les 380 millions d’euros d’aides déjà annoncées », a ajouté Sébastien Lecornu.
TotalEnergies incité à plafonner ses prix
Dans l’immédiat, Sébastien Lecornu n’a pas envisagé de taxation spécifique des entreprises pétrolières. Il a plutôt encouragé TotalEnergies à « un plafonnement généreux des prix à la pompe » pour redistribuer les surprofits.
TotalEnergies plafonne actuellement en France le prix de l’essence sans plomb à 1,99 euro par litre et celui du diesel à 2,25 euros par litre (2,09 à l’occasion des ponts de mai). Le groupe a annoncé qu’il maintiendrait cette politique tant que durera la crise au Moyen-Orient.
Sous forte contrainte budgétaire, le gouvernement s’est limité depuis le début de la crise à des aides ciblées en faveur des secteurs les plus touchés par la hausse des carburants.
Source:
www.leparisien.fr




