Jordan Bardella n’a pas tardé à réagir. Le président du Rassemblement national (RN) a nié ce lundi avoir proposé de nommer Cyril Hanouna à la tête de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) après la dissolution de l’Assemblée nationale, en juin 2024.
Selon Mediapart, l’eurodéputé comptait sur une victoire du RN aux élections législatives anticipées et sur une accession à Matignon pour propulser l’animateur de télévision à la tête du gendarme de l’audiovisuel, qui a maintes fois sanctionné C8, la chaîne qui diffusait « Touche pas mon poste », pour des dérapages.
Si la nomination du président de l’Arcom revient au président de la République et doit être validée par le Parlement, elle se fait sur proposition du Premier ministre, précise le média d’investigation.
« Règle numéro 1 de la déontologie journalistique : toujours vérifier ses informations. Contrairement à ce qu’affirme Mediapart, je n’ai jamais proposé la tête de l’Arcom à Cyril Hanouna… », clame sur X le patron du parti d’extrême droite, qui avait auparavant refusé de répondre aux questions du média d’investigation.
« Beaucoup de respect et d’amitié »
Sollicité par Mediapart, après avoir indiqué ne plus se souvenir du message précis, l’animateur assure, lui, que cette proposition n’avait rien de sérieux. « C’est une vanne, c’est sûr ! », assure ce proche de Vincent Bolloré, le propriétaire du groupe Canal. Et d’ajouter : « Vous me voyez à la tête de l’Arcom ? »
Cyril Hanouna officie depuis la rentrée sur la chaîne W 9, où il anime l’émission « Tout beau, tout n9uf ». Il n’a à ce jour jamais eu de dessein politique. Interrogé en avril 2025 par Europe 1/CNews sur une possible candidature de l’animateur à la prochaine présidentielle, Jordan Bardella avait déclaré avoir « beaucoup de respect et d’amitié pour son travail ». Signe d’une certaine proximité entre les deux hommes.
Mediapart rappelle qu’ils ont « festoyé ensemble » dans la villa de l’animateur à Saint-Tropez (Var) en 2024, évoquant « les débats en cours autour de l’audiovisuel et des interventions de l’Arcom contre les chaînes du groupe de Vincent Bolloré ».
Source:
www.leparisien.fr




