Un nouveau système d’armement russe attire l’attention des services de renseignement ukrainiens. Baptisé S-71K Kovyor, ce missile de croisière, encore peu documenté, illustre à la fois l’évolution des capacités militaires de Moscou… et les limites des sanctions internationales mises en place depuis le début de la guerre, rapporte Slate. Selon une analyse du renseignement militaire ukrainien, ce missile intégrerait en effet de nombreux éléments électroniques fabriqués à l’étranger.
Des composants provenant notamment des Etats-Unis, d’Europe (Irlande, Allemagne, Suisse) ou encore d’Asie (Chine, Japon, Taïwan) auraient été identifiés. Ce constat met en lumière une réalité déjà observée depuis 2022 : malgré les restrictions commerciales visant la Russie, certaines technologies continuent de parvenir jusqu’à son industrie de défense. En cause, des circuits d’approvisionnement indirects, souvent liés à des usages civils ou à des intermédiaires opérant dans des pays tiers, explique Business Insider.
Une arme de précision aux capacités renforcées
Pour Kiev, cette situation pose un problème stratégique majeur. L’accès à ces technologies permettrait à Moscou de poursuivre le développement de nouveaux armements et de maintenir la pression militaire sur le territoire ukrainien. Le S-71K Kovyor aurait été conçu par United Aircraft Corporation, un acteur clé de l’aéronautique et de la défense russe. D’après les premières informations disponibles, il s’agirait d’un missile de croisière équipé d’un système de navigation inertielle, d’un moteur à réaction et d’une charge explosive d’environ 250 kg.
Sa portée serait estimée à plusieurs centaines de kilomètres, ce qui le rend adapté à des frappes en profondeur. Il aurait été employé pour la première fois lors d’attaques menées fin 2025, marquant son entrée opérationnelle. L’une des hypothèses avancées par les services ukrainiens concerne une possible intégration de ce missile à des plateformes sans pilote. Le S-71K Kovyor pourrait notamment être associé au drone de combat lourd S-70 Okhotnik-B, déjà utilisé par la Russie. Une telle combinaison renforcerait les capacités de frappe à distance de Moscou, tout en limitant les risques pour ses équipages.
Source:
www.capital.fr




