« Vita nova », de Louise Glück, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marie Olivier, édition bilingue, Gallimard, « Du monde entier », 128 p., 18 €, numérique 13 €.
« Le Chant suspendu. Essai sur la poésie de Louise Glück », de Marie Olivier, Gallimard, « Arcades », 224 p., 18 €, numérique 13 €.
Dans son numéro de mars, La Nouvelle Revue française (154 pages, 20 euros) réunit, dans un dossier intitulé « Dix poèmes pour un monde nouveau », des auteurs « dont la poésie, en prise avec la noirceur de l’époque, esquisse un chemin vers d’autres possibles », écrit la rédactrice en chef de la revue des éditions Gallimard, Olivia Gesbert. Parmi eux, la grande poète américaine Louise Glück (1943-2023), qui était à peu près inconnue en France jusqu’à ce que le prix Nobel la couronne, en 2020. Depuis lors, les éditions Gallimard ont multiplié les traductions, de L’Iris sauvage et Nuit de foi et de vertu (l’un et l’autre en 2021) à Averno et Meadowlands (2022). Et à Vita Nova, qui paraît aujourd’hui, et dont sont extraits les deux poèmes choisis par la NRF.
Or, ce choix se révèle très judicieux, pour donner une idée non seulement de ce beau recueil, publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1999, mais aussi de l’œuvre entière, dans ses évolutions et ses hésitations. Il s’agit de « Chant du luth » et de « Descente vers la vallée ». Ce sont comme deux versants d’un même paysage, deux dimensions presque opposées d’un même univers poétique et intime.
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Source:
www.lemonde.fr




