« Histoire d’un crime. Déposition d’un témoin », de Victor Hugo, préface d’Olivier Rolin, Bouquins, « Les singuliers », 428 p., 16 €.
« Voyage à travers mes souvenirs. Ceux que j’ai connus, ce que j’ai vu », d’Olympe Audouard, édité par Sandrine Filipetti, Mercure de France, « Le temps retrouvé », 394 p., 11,50 €.
« Le Paris des poètes », de Gilles Plazy, Alexandrines, 146 p., 10,90 €.
Victor Hugo (1802-1885) nous a tant habitués à d’autres images, celle du dandy haut-cravaté pris, en 1830, dans la querelle d’Hernani, celle du visionnaire de Guernesey, recru de superbe, solitaire perché sur son rocher, celle du bon pépé vivace entouré d’enfants en dentelle, qu’on peine à l’imaginer dans la position du simple témoin, un homme parmi d’autres hommes « et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui » (Sartre). C’est pourtant celle que nous livre, malgré quelques poses, Histoire d’un crime, dont le sous-titre, Déposition d’un témoin, résume bien le propos : Hugo dit ce qu’il vit, vit ce qu’il dit, strictement et avec fureur.
Le crime, c’est le coup d’Etat de Louis Bonaparte (il flotte dans le nom Napoléon, trop grand pour lui, donc on le supprime) et de ses sbires, le 2 décembre 1851, contre l’Assemblée nationale, putsch militaire qui aplanit la voie vers le Second Empire (1852-1870).
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