Ces noms attirent des millions de visiteurs chaque mois, mais leurs fondateurs originaux ont disparu depuis des années, et les versions actuelles fonctionnent sous d’autres mains, souvent anonymes. C’est ce qu’on appelle les marques ou sites zombies.
En août 2025, l’un de ces réseaux totalisait à lui seul 622 millions de visites, selon les chiffres transmis par la Motion Picture Association au représentant américain au commerce à l’automne 2025.
Après chaque fermeture, les opérateurs migrent vers un nouveau prestataire, changent de domaine, et rouvrent sous une autre adresse. Ce mécanisme de survie par substitution explique pourquoi les mêmes marques réapparaissent indéfiniment, malgré les actions judiciaires.
Dans son rapport annuel, la MPA avait précisé que ces réseaux avaient basculé vers MegaCloud, VidCloud et RapidCloud après la fermeture de leur infrastructure précédente par l’ACE en juin 2023. Les prestataires aujourd’hui hors ligne sont donc eux-mêmes le fruit d’une migration forcée, il y a moins de deux ans.
C’est le paradoxe de ce modèle distribué. Plus les réseaux pirates multiplient les couches d’intermédiation pour résister aux takedowns, plus ils créent un point de vulnérabilité commun. Comme on l’a vu, si un seul de ces maillons de la chaine se brise, c’est l’ensemble qui s’écroule.
Source:
www.clubic.com




