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Elle lui rasait la tête et lui bandait les mains : une Australienne condamnée pour avoir simulé le cancer de son fils

Pour arriver à ses fins, une mère de famille australienne a tout fait afin que sa supercherie soit le plus crédible possible : faire croire que son fils de six ans était atteint d’un cancer. Elle espérait ainsi que la pitié incite les gens à faire des dons pour financer les traitements de son enfant, et a récolté des milliers de dollars.

Ce mercredi, elle a été condamnée à plus de 4 ans de prison, mais elle pourra prétendre à une libération conditionnelle en avril 2027, a rapporté la BBC. Elle a plaidé coupable d’un chef d’accusation pour avoir commis des actes susceptibles de causer du tort à son fils et de dix chefs d’accusation pour tromperie.

Pour monter son escroquerie, elle a rasé la tête et les sourcils de son fils, lui a bandé la tête et les mains, et lui a administré des médicaments, dont des analgésiques, et des compléments alimentaires. Elle l’a également forcé à utiliser un fauteuil roulant et a limité ses activités quotidiennes pour faire croire aux gens qu’il suivait un traitement par radiothérapie.

« Une erreur de jugement monumentale et grave »

Lors de l’audience de détermination de la peine mercredi, un juge du tribunal de district a qualifié ses actes de « cruels », « calculés » et « manipulateurs ».

La mère de famille a commencé à mentir quand son fils a consulté un ophtalmologue, un médecin spécialiste des yeux, à la suite d’un accident, a appris le tribunal. Après ce rendez-vous, elle a déclaré à son mari, à sa famille, à ses amis et à la communauté scolaire que son fils avait un cancer de l’œil.

Son avocat a déclaré qu’elle avait développé une addiction au jeu après la pandémie de Covid-19 et qu’elle avait « tiré profit » de l’accident de son fils, mais qu’elle n’avait jamais eu l’intention de lui faire du mal, ni à lui ni à sa famille. Il a ajouté que sa cliente avait commis « une erreur de jugement monumentale et grave afin d’alléger égoïstement ses difficultés financières », qu’elle avait reçu un diagnostic de trouble de la personnalité borderline et qu’elle avait reconnu ses torts en plaidant coupable.

« Elle a malheureusement dépensé plus que ne le lui permettaient ses revenus et vivait au-dessus de ses moyens », a-t-il poursuivi, avançant que sa cliente était animée par la conviction « naïve et erronée » que sa famille avait besoin « des dernières marques ».

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Son mari avait initialement été inculpé, mais la police a par la suite abandonné les poursuites à son encontre. À la sortie du tribunal, le mari a déclaré aux médias qu’« aucune peine ne pourra jamais justifier ce qui a été fait à (ses) enfants », selon l’Australian Broadcasting Corporation.


Source:

www.leparisien.fr

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